Le grand feu 2019 va-t-il nous libérer de l’hiver ?

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Avant d’annoncer le prochain grand feu de notre commune, j’ai juste l’envie de revenir à ses origines dans nos traditions régionales.

« Dans le folklore rural wallon, les grands feux restent une pratique bien ancrée dans nos traditions. Ils sont les symboles de purification et du retour de la lumière du printemps. C’est avec une ferveur inchangée que les Wallons se retrouvent chaque année autour du monticule de branches et de sapins en feu. La fête bat son plein jusqu’au bouquet final, l’envolée du bonhomme hiver en fumée, annonciatrice de l’arrivée des beaux jours.

Dans nos régions, les grands feux se déroulent à la fin de l’hiver. Le feu symbolise dans ce cas le passage des ténèbres vers la lumière du jour, de l’enfermement hivernal au retour de la vie active. En effet, les anciens s’impatientaient de la durée des longues soirées d’hiver où chacun vivait au ralenti. La fin des mois sombres est annoncée. À l’origine, ces manifestations avaient lieu le premier dimanche du carême dans presque toutes les localités. Aujourd’hui, les aléas du calendrier fixent les grands feux durant tout le mois de février et de mars. »

rb.jpgÀ Nandrin pour autant que ma mémoire ne me trahisse pas le grand feu était organisé par la « Lyre Nandrinoise » avant d’être repris conjointement par le « BIG BEN CLUB », la première « Maison des jeunes de Nandrin » et Guy MOTTET en avait le plaisir d’en être le président (Dans un prochain article, je me ferai un tout grand plaisir de vous en parler, cela fait aussi partie de notre histoire villageoise).

Avec un tracteur et une grande remorque de la ferme « Joseph DUBOIS », les jeunes du village faisaient toutes les rues de Nandrin, sans rien demander à la commune, pour récolter les sapins de Noël, à l’époque encore « naturels ». Ensuite, en alpinistes amateurs, les jeunes faisaient un immense monticule de brindilles ou de gros sapins.

En même temps, une autre équipe, aidée par des aînés, confectionnait le « bonhomme hiver » ou la « macrale » à planter au sommet du buché.

Déjà rien que ce montage offrait à tous, jeunes et moins jeunes, le plaisir de se retrouver pour tenter d’être parfaits pour respecter la tradition et d’ouvrir la porte au printemps.

Depuis lors, le grand feu de Nandrin est passé par différentes formules, dans les près de la famille VAESSEN avec le procès de la « macrale », des soirées à l’école Saint-Martin et puis pour se retrouver dans la cour de l’école avec des feux d’artifices et de chaleureux chalets pour y proposer des produits locaux comme la ROMANE de Saint-Séverin, avec à la baguette, l’association des commerçants de Nandrin « L’ACAN ».

Aujourd’hui, le sympathique GRAND FEU, avec le plaisir d’écouter fanfare et de partager un froid Peket, doit être protégé par des SORTEURS pour éviter les dérives dont certains ont encore des traces sur le visage.

Il devient difficile aujourd’hui de se souvenir à Nandrin de l’origine de cette tradition Wallonne.

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Commentaires

  • Très clairement, l’organisation du Grand Feu à Nandrin a pour seul objectif, non avoué, d’annoncer et de soutenir l’ouverture de la saison des premières soirées externes à l’adresse des jeunes issus, pour la plupart, des communes environnantes en manque de décibels après un long hiver.

    Avec ces deux soirées musicales, on est aux antipodes des traditions de notre folklore rural Wallon tel qu’il se perpétue dans les autres villages avoisinants.

    Les riverains sont révoltés par l’image donnée d’un minable feu en support et en prétexte pour permettre la production de décibels durant deux soirées.

    Cette fois encore, le Grand Feu nous libérera peut être de l’hiver mais certainement pas des nuisances sonores qui font la marque culturelle de notre belle commune.

    Le CRAVN (Collectif pour la Ruralité et l’Art de Vivre à Nandrin) asbl

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