Saint-Séverin et son jumelage avec … Saint-Séverin en Charente !

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Envie juste de reprendre un de mes textes paru dans le journal Communal CARREFOUR de 1998 (été) au retour de mon premier séjour chez nos cousins Charentais.

C’était lors du 25ème anniversaire du jumelage.

Je laisse aux matheux le plaisir de faire le calcul du nombre d’années qui nous unissent aujourd’hui !

Voici :

« Comme chaque 2 ans, souvent au mois de mai, les habitants (enfin certains avides de contacts humains) de Saint-Séverin en Condroz (donc de chez nous) « descendent » en Charente pour rendre visite à nos amis jumeaux français. Cette année 1998 après beaucoup d’insistance de nos amis français et surtout d’Hubert BALTHAZAR, président du comité de Jumelage, encouragé par la famille LONGATO j’ai accepté l’invitation et … la suite vaut la peine d’être lue !

C’est donc avec curiosité, beaucoup d’émotion et un peu de crainte que je prends le car vers 22h pour un voyage de près de 10h vers le sud de la France.

À peine les portes du car fermées, les discussions avaient déjà l’accent de la Charente et la bière, le goût du pineau.

Pour notre arrivée en terre Charentaise, les comitards belges du jumelage, avaient préparé un superbe panier garni de produits locaux (donc de chez nous) à remettre à nos amis et un splendide tee-shirt à porter fièrement pour la descente du car, les yeux encore plein de manque de sommeil !

Et puis, en un tour de main, le groupe d’amis retrouvé après une petit (grand) déjeuner copieusement préparé s’est éparpiller aux quatre coins de ce beau village de Saint-Séverin en Charente. Pour ma part je rejoins le hameau ou plutôt « La Barde », accueilli par la famille OSSARD, Georges et Jeannette aujourd’hui dans le temple des bienheureux regrettés.

C’est ici que commence véritablement mon premier jumelage Franco-Belge et… de ces trois jours vécus ensemble, je pourrais relater au travers ces quelques lignes, qui pourraient être quelques pages, la chaleur de l’accueil, la sympathie, l’amabilité et les nombreux signes d’amitié à mon égard de la part de nos familles françaises.

Je ne pourrais sans des larmes, vous évoquer les superbes moments de fortes émotions (arrivée, remise des cadeaux, hommage des drapeaux, signatures du livre d’Or ou autres repas collectifs, …) c’est pourquoi, j’ai choisi de-vous conter brièvement, un instant de plaisir de rire que je ne suis pas prêt d’oublier de sitôt.

Bon j’en arrive enfin à vous raconter ma première chasse au « Dahu » !

Avant toute chose et pour faciliter la compréhension des non-initiés, je vous donne une description précise de l’animal en question :

Le « Dahu » est un animal nocturne, vivant principalement dans le sud de la Charente. Sa morphologie et sa taille ressemble très fort à celle d’un gros lapin avec des cornes, son pelage est luisant, aux reflets d’un beau verre de Cognac, il a l’œil qui pétille, comme nous en fin de soirée !

Toutefois sa particularité est d’avoir les pattes gauches plus courtes que les droites pour tourner et faciliter sa rapide progression sur les flancs de coteaux.

Personnellement, je pense que c’est pour justifier pourquoi il ne marche pas droit !!!!

Le « Dahu » vit généralement en groupe et se déplace peu, seulement la nuit de retrouvailles et se reproduit assez difficilement. Ils apprécient les cultures de maïs pour y vivre paisiblement cachés.

Pour la table, il est très souvent accompagné de savoureuses prunes vertes, longuement préparées et pour être complet, marinée ou imbibée durant tout l’hiver !

Cette description ainsi faite, chacun peut deviner de quoi je parle !  Surtout que chacun autour de la table y ajoute une part de description, au fur et à mesure que le barbecue chauffe et que les verres de pineau se remplissent sous un ciel encore rouge abondement étoilé.

Un temps parfait pour chasser le « Dahu », je croyais !

C’est donc après un dernier repas de mon séjour copieusement arrosé, non pas par la pluie, que nous devons ou plutôt devions partir chasser ce fameux « Dahu ». Nous préparons le fameux matériel pour l’attraper vivant et tous les rôles étaient connus de tous.

Autour de la table, un sourire se cache, je ne le devine pas, mais l’enjeu était tellement intéressant que je change de chaussures et qu’avec mon filet je suis prêt ! Toi tu fais ceci et moi je serai là !

Malheureusement, tout ce temps de préparation, d’explications et de répartition des rôles, le soleil pointe dèjà ses premiers rayons au-dessus de la butte et comme le « Dahu » est un animal nocturne, la chasse n’était plus possible.

Faute de chasse au « Dahu » dans les champs de maïs nous avons trouvé « Morphée » et à 2 nous nous sommes endormis pour une courte nuit

Après de trop courtes heures d’un sommeil rêveur, nous avons repris le car pour rentrer en Belgique et c’est seulement à cet instant que j’ai pris conscience du privilège que nos amis m’avaient offert en me faisant participer à la préparation à une chasse au « Dahu », chasse uniquement réservée aux personnes estimées (Parait-il dans le coin).

Comme vous l’aurez bien compris, la chasse et le « Dahu » sont de pures inventions qui lient une amitié et celle-là n’était pas du toc (comme on dit chez nous).

Certains étaient partis pour trouver du bon vin, moi pour vivre un contact humain et moi je suis certain de l’avoir trouvé…

(Texte un peu revisité, écrit dans le car après un superbe séjour.
Merci nos cousins, vous savez recevoir et partager votre savoir vivre ! )

Article de GyM

Je suis certain que vous avez des photos de l’époque, n’hésitez pas à les joindre en commentaire pour donner de la couleur à cet article des 25 ans de notre jumelage.

Merci d’avance !

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