Il y aura bien 5 éoliennes le long de la N63

Lien permanent

La nouvelle est tombée sans crier gare sur le Collège communal, qui ne s’attendait pas du tout à cette réponse de la part du Conseil d’Etat. Le dernier recours ayant été épuisé, cinq éoliennes sortiront de terre d’ici 2020, le long de la nationale 63, à côté du village d’Abbé. « Nous ne nous attendions pas à cette réponse. C’est Engie Electrabel qui nous a fait part de cette information lors d’une réunion plus tôt cette semaine. L’échevine de l’énergie et le conseiller communal attaché à l’énergie m’ont prévenu. J’ai immédiatement appelé l’avocat en charge du dossier qui m’a confirmé l’information », confie la bourgmestre, Christine Guyot. N’étant ni l’auteure du projet, ni la partie requérante, le Conseil d’Etat n’était pas dans l’obligation de prévenir la commune. En réalité, la décision daterait du mois de septembre 2018. 

Un coup dur pour les Tinlotois qui s’étaient massivement prononcés contre les multiples projets de construction d’éoliennes sur le territoire de la commune. Ces éoliennes, personne n’en voulait en 2014 quand le projet a été accepté par la Région wallonne. Et personne ne voulait des cinq autres projets avant celui-là. La décision aura pris quatre ans avant d’être rendue. En cause ? Des citoyens avaient également déposés un recours devant le Conseil d’Etat. Leur dossier contenait une étude d’incidence, destinée à évaluer les répercussions des éoliennes sur la vie des riverains. Mais cette étude nécessitait un complément d’information, ce qui a retardé la procédure. Des riverains s’étaient également opposés à cette étude car elle avait été établie avant le dépôt du permis.

Vers une autre mentalité ?

Entre 2014 et 2019, les mentalités ont évolué en matière d’environnement. A l’heure où des centaines de jeunes inondent la capitale pour protester contre le réchauffement climatique, la bourgmestre et l’échevine de l’énergie espèrent que les Tinlotois verront les bienfaits à long terme de ces éoliennes. « Nous avons demandé des informations supplémentaires à Engie pour étudier les options possibles. Et voir ce qu’il y a de mieux pour les Tinlotois. Mais il n’y a plus rien à faire. En 2020, elles seront là », avoue l’échevine, Laurence Medaerts.

PAR ESTELLE FALZONE

Source 

ou

 

 
 
 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel