Une application anti-harcèlement

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En rue, nombreuses sont encore les femmes à devoir faire face à des réflexions sexistes ou encore des gestes déplacés. Une situation que de nombreuses femmes dénoncent aujourd’hui, poussées par le mouvement #metoo. Début 2018, une subvention de 17.290 euros a été octroyée par la Wallonie à l’ASBL « Touche pas à ma pote » pour développer et diffuser une application anti-harcèlement.

Le concept ? L’application permet d’alerter et témoigner lorsque les utilisateurs sont victimes ou témoins de harcèlement en rue. Une fois géolocalisée et décrite, l’alerte est envoyée aux « potes » à proximité.

En bref, il s’agit d’un « Waze » qui permet de signaler les harceleurs. L’objectif de l’application est d’aider les femmes à signaler l’intimidation sexuelle et permettre de mobiliser les passants.

Alda Greoli, la ministre wallonne de l’Égalité des chances, a fait le point sur cette application au Parlement de Wallonie en décembre dernier. « Le harcèlement et la violence sexuelle restent un phénomène important, je le partage avec vous », a-t-elle répondu à la députée PS Eliane Tillieux. « D’après l’enquête sur le sexisme, réalisée avec le soutien de la Wallonie par Jump, en 2016, plus de neuf Wallonnes sur dix disent avoir été confrontées à des comportements sexistes en rue et dans les transports en commun… Dans le cadre de la subvention wallonne octroyée à l’ASBL Touche pas à ma pote, celle-ci a développé la campagne « Il est temps de l’ouvrir ! » ; pour la faire connaître, en juillet, sur les réseaux sociaux, du 11 octobre au 24 octobre, une campagne d’affichage sur le réseau Face2Face – donc les affichages dans les toilettes. Entre mars et novembre 2019, elle vient de se terminer, l’application a été téléchargée 848 fois en Wallonie, dont une fois par moi. »

G.BARK.

L’application TPAMP est disponible sur itunes et le play store

 

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