Vers un gros changement pour les usagers des TEC ?

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Vers un gros changement pour les usagers des TEC? La députée Jenny Baltus-Möres veut mettre fin à l’obligation de monter par l’avant des bus!

Si la ponctualité des transports en commun wallons est parfois mise à mal par des raisons extérieures comme les embouteillages, elle peut être améliorée sur d’autres points. La députée Jenny Baltus-Möres pointe la procédure pour monter à bord.

« Une des attentes les plus importantes des usagers des transports en commun wallons est le respect de la ponctualité », pointe la députée wallonne Jenny Baltus-Möres (MR). Si la ponctualité est parfois mise à mal par des raisons extérieures comme les perturbations en raison de la météo ou des accidents/travaux sur l’itinéraire du bus, elle peut être améliorée sur d’autres points. Et la députée de pointer la procédure pour monter à bord.

Actuellement, les usages sont invités à rentrer par l’avant et de valider le titre de transport dans l’une des deux bornes installées, l’une à côté du chauffeur et sur l’autre sur la partie gauche de l’entrée. Aux heures de pointe, des chauffeurs font des exceptions en raison de l’affluence qui risque de retarder le départ de l’arrêt. « Une solution serait dès lors de permettre l’ouverture des portes du milieu et de l’arrière en toutes circonstances et de déplacer la borne de gauche, moins utilisée, vers le milieu du bus. Elle serait également plus accessible aux personnes à mobilité réduite ou aux parents avec leurs poussettes », propose Jenny Baltus-Möres.

Les revenus de la publicité

Selon la députée libérale, le principe de l’obligation d’entrer par l’avant ne correspond plus à l’objectif initial de permettre au chauffeur de vérifier les tickets et abonnements qui étaient en papier à l’époque.

Ce n’est pas le point à améliorer juge la députée wallonne. Elle plaide pour une numérisation accrue du service, à commencer par le déploiement d’un système de double écran dans chaque bus à des fins informatives et publicitaires.

Une expérience-pilote a été menée cet été à Namur. « Les revenus liés à ces écrans publicitaires pourront être investis pour une meilleure mobilité » souligne-t-elle. Dans la foulée, elle prône d’encourager l’Opérateur du transport wallon (l’ex groupe TEC) et les communes à collaborer ensemble pour l’installation de bornes wi-fi à certains arrêts stratégiques. D’une manière générale, il faut développer un mobilier urbain attrayant pour améliorer le confort des usagers des transports en communs. L’intermodalité passe par le développement de parkings à vélos sécurisé aux abords des arrêts de bus importants.

Enfin, il faut pérenniser le système de service garanti en cas de grève, tel que voté au parlement wallon en octobre 2017. « Cette disposition n’est pas encore applicable faute d’accord entre l’opérateur de transport et les syndicats », déplore Jenny Baltus-Möres. Pour elle, la solution pourrait être de favoriser la sous-traitance auprès de firmes privées.

PAR YANNICK HALLET

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