La « rue scolaire » est entrée dans le code de la route depuis ce 20 octobre.

Lien permanent

 Le panneau C3 (cercle rouge d’interdiction), avec la mention bleue « rue scolaire », signifie que la rue est interdite à la circulation. Seuls peuvent encore y accéder les riverains, les services de secours et les personnes qui auraient un garage dans la rue. Ce panneau est a priori mobile. Il sera placé sur une barrière Nadar qui condamnera la rue en question, de manière provisoire et là où se trouve une école. La rue devient de la sorte piétonne. Piétons et cyclistes pourront y circuler en toute sécurité. À Bruxelles, une cinquantaine d’écoles étaient demandeuses d’un tel dispositif. L’école fondamentale de l’athénée de Schaerbeek interdit déjà la circulation rue Verwée chaque matin. « Nous n’avons pas attendu ce nouveau panneau pour interdire la circulation, pour la rentrée du matin », indique le directeur Jean-Louis Crasson. « Nous le faisons depuis le 1er octobre et les résultats sont très convaincants. Notre rue, qui est déjà en sens unique, est fermée pendant une petite heure et du coup, les parents viennent à pied jusqu’à l’entrée de l’école et se trouvent de nouvelles habitudes. Pour la sécurité, c’est beaucoup mieux car les portes de l’école donnent directement sur la rue. C’est un auxiliaire de sécurité, payé par la commune, qui se charge de placer la barrière avec le panneau C3 d’interdiction, en plus d’assurer le passage des enfants sur le passage piéton de la chaussée de Haecht toute proche. Le dispositif est aussi destiné à diminuer la pollution aux abords de l’école. En tout cas, notre rue piétonne est devenue le sujet de conversation entre les parents, qui semblent l’apprécier ! Je souhaiterais d’ailleurs une extension du dispositif, pour l’heure de la sortie des classes ». 58 € D’AMENDE Benoît Godart, porte-parole de Vias (ex-IBSR) applaudit la mesure. « La Région bruxelloise a d’ailleurs débloqué un budget de 1 million d’euros pour pousser les communes à s’équiper. » Car ce sont les communes qui, à la demande des établissements, autorisent ou non d’interdire une rue. Pour rappel, enfreindre cette interdiction vous coûtera 58 € d’amende.

Article de - F. DE H

Article source 

Les commentaires sont fermés.