Un rescapé de la Shoah à l’école de Nandrin

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Ce mardi, l’école de la salle des Templiers de Villers-le-Temple a accueilli Simon Gronowski (86), témoin de la Shoah. Ce Bruxellois a témoigné de son expérience devant des classes de 5e et 6e années primaire des écoles de Villers-le-Temple et Saint-Séverin, et une classe de 3e année générale de l’Athénée royal d’Ouffet.

À l’initiative de sa venue, l’enseignante de morale et citoyenneté aux écoles de Villers-le-temple et Saint-Séverin, Florence Delvaux. «  Il y a environ dix ans, ma directrice m’a apporté un colis avec des livres, dont celui de Simon Gronowski  », raconte-t-elle. «  Le lire m’a très émue. Je me suis fait la promesse d’en parler avec mes élèves. J’ai eu l’idée de le contacter. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose tant qu’il y avait encore des témoins en vie.  »

C’est ainsi qu’en septembre 2015, le Bruxellois est venu rencontrer des élèves nandrinois. Une expérience qu’il a réitérée en 2018, en ce début de semaine. «  C’est toujours très douloureux pour lui d’en parler. Il a gardé le silence sur le sujet pendant 60 ans  », continue l’enseignante. « C’est quelqu’un de très joyeux, qui a gardé son âme d’enfant. Mais lorsqu’il témoigne, il rentre dans une sorte de bulle, et l’on sent toute sa souffrance.  »

 

Son exposé a duré 45 minutes, après quoi les enfants ont pu poser des questions. «  Alors qu’il était dans le train vers Auschwitz, sa maman lui a demandé de sauter du train. C’est grâce à elle qu’il est en vie  », étaye Florence Delvaux. «  Les élèves lui ont demandé pourquoi il n’a pas voulu retourner près de sa maman. C’était son instinct de survie, de plus les soldats allemands n’étaient pas loin.  » Elle ajoute que Simon Gronowski s’est montré optimiste en concluant que « la vie est belle » et qu’il garde espoir. «  Avant de mourir, le garde allemand qui l’a poussé dans le train de la mort lui a demandé son pardon, ce qu’il a accepté.  »

« Il était lumineux »

Florence Delvaux évoque les retrouvailles à Los Angeles entre le Bruxellois et la meilleure amie de sa sœur morte à Auschwitz. «  C’est une dame de 89 ans avec qui il a eu une petite histoire d’amour. Il était très lumineux lorsqu’on l’a rencontré  », conclut l’enseignante.

Florence Delvaux avec Simon Gronowski photo FB 

PAR J.G.

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Témoignage le mardi 15 mai 2018 à Villers le Temple de Monsieur Simon Gronowski qui a survécu à la déportation en s'évadant

 https://nandrin.blogs.sudinfo.be/album/monsieur-simon-gronowski-a-villers-le-temple/

 

 

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