Le professeur d’histoire-français, originaire de Nandrin,est venu faire opposition au jugement vendredi passé

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Le Nandrinois, qui s’est donc exprimé pour la première fois devant le tribunal, a confirmé avoir agi de la sorte. «  Je suis sorti de cette spirale aujourd’hui. J’essaye, entouré de professionnels, de comprendre l’origine et la cause de cette addiction. Quelque chose a dû intervenir dans mon enfance. J’avais une mère alcoolique, un père violent… Des choses doivent revenir à la surface. Mon objectif de vie est de m’en sortir. Suite à tout ça, j’aimerais ensuite apporter ma pierre à l’édifice, en m’investissant dans un organisme qui lutte contre le trafic d’enfants par exemple.  »

Du côté du parquet, le substitut a affirmé ne pas ressentir «  beaucoup d’empathie pour les victimes dans son discours  ». Il requiert 10 mois de prison, sans s’opposer à un sursis probatoire pour une partie de la peine.

En parallèle, depuis un an et demi, Philippe est suspendu préventivement, en attente d’un jugement définitif, de son poste d’enseignant. La condamnation rendue lui interdisait aussi d’enseigner, durant une période de 10 ans, dans des établissements qui accueillent des mineurs. «  Je n’ai pas choisi l’enseignement pour être en contact avec des enfants  », a-t-il lancé. Mais un dossier disciplinaire a aussi été ouvert à son encontre au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Sa personnalité et son comportement, en classe, sont remis en question : allusions sexuelles, regards déplacés, vocabulaire malsain… «  De nombreux élèves ont été témoins de propos et d’attitudes déplacées en son chef  », a décrit le substitut David, qui demande donc que soit maintenue l’interdiction prononcée.

De son côté, la défense s’est interrogée sur le caractère «  légal  » de la découverte des faits. C’était le 21 septembre 2016. Un huissier, accompagné de deux policiers, débarque au domicile du Nandrinois, alors absent, suite à des dettes qu’il doit aux contributions : c’est en « ouvrant  » l’ordinateur que les agents («  sans mandat  ») découvrent les images… Me Simon a aussi insisté sur le fait que son client n’a jamais diffusé les images qu’il avait en sa possession et qu’il a toujours respecté les mesures qui lui ont été imposées. «  Sa place n’est pas en prison. Il doit se faire suivre et rester actif. Une mesure d’écartement engendrerait d’office son déclassement  », a-t-il plaidé, en demandant du sursis, voire la suspension du prononcé. Jugement le 18 mai.

Une opposition avenue ?

Enfin, comme dans le cadre de toute opposition, les parties se sont aussi exprimées sur son caractère avenu, ou non. «  Ce sont des connaissances qui m’ont prévenu du jugement : ils ont vu la nouvelle dans les journaux  », a affirmé Philippe. «  Je ne logeais plus à Nandrin, j’errais à droite à gauche à ce moment-là. J’étais déconnecté et n’ai pas reçu les courriers.  » Or, l’enseignant était bel et bien au courant des premières dates d’audience. Il avait même été représenté par un avocat qui, par la suite, faute de mandat et de nouvelles de sa part, s’était déclaré sans instruction.

 

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PAR ED

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