Des poubelles publiques intelligentes munies de capteurs

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Qui n’a jamais pesté en ne pouvant pas jeter un détritus dans une poubelle publique tant elle était déjà encombrée ?

Cette image pourrait devenir désuète. La Région, via la « Cellule Wallonie plus propre », va lancer un projet-pilote dans quelques mois.

« L’objectif est d’obtenir les taux de remplissage des poubelles en temps réel afin d’éviter que celles-ci ne débordent et en vue d’optimiser le parcours des collectes des services de propreté », explique le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), en charge du dossier.

Des discussions sont actuellement menées avec plusieurs communes pour entrer en phase test fin 2018. Des capteurs seront installés dans des poubelles déjà existantes. Ils relèveront les taux de remplissage.

« Ce projet pilote permettra de connaître les avantages et les inconvénients à inté- grer ce genre de technologie innovante dans les communes (capacité de gestion du changement, optimisation des collectes, gain économique et environnemental) », détaille le ministre wallon de l’Environnement.

GÉOLOCALISATION

Ces capteurs vont compléter un autre projet mené par la Cellule. Elle a développé une application mobile à destination des communes.

Le programme géolocalise, rue par rue, les infrastructures de propreté publique afin d’offrir une vue globale sur l’ensemble du matériel installé : les poubelles, les cendriers, les canisites, les WC publics ou les bulles à verre.

Il répertorie aussi les points noirs, à savoir les endroits qui font régulièrement l’objet de dépôts sauvage.

En ce qui concerne le taux de remplissage, l’application au travers de sa version mobile permet l’encodage par un opérateur du niveau de remplissage de chaque poubelle lors de la vidange et ce de manière systématique, selon la période souhaitée.

« L’objectif de cette période d’observation fine des taux est d’aboutir à une optimisation de l’emplacement des corbeilles publiques et à une organisation optimale des tournées de collecte », précise Carlo Di Antonio.

Les futurs capteurs permettront de se passer d’un encodage manuel par un opérateur. Actuellement, 140 communes utilisent l’application développée par la Région wallonne.

Article de  YANNICK HALLET

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