Une 30aine de plantations a été démantelée depuis 2014 et un à Nandrin en 2015

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Détecter une plantation de cannabis n’est pas simple. Souvent cachées dans des habitations « normales », au cœur des villages, ces cultures passent souvent inaperçues… Mais pas tant que ça ! Entre 2014 et 2016, nos policiers ont tout de même démantelé 36 exploitations en la matière.

Ce n’est un secret pour personne, les stupéfiants sont un bien triste fléau, face auxquels aucune région n’est épargnée. Et les enquêtes en la matière occupent régulièrement nos zones de police à Huy-Waremme. Des chiffres viennent d’ailleurs d’être publiés : ils concernent le nombre de démantèlements opérés, commune par commune, entre 2014 et 2016.

Au total, chez nous, 36 plantations de cannabis ont été découvertes, puis détruites, aux quatre coins de notre arrondissement. Comme représenté dans le tableau ci-dessous, c’est dans l’entité d’Amay que le nombre le plus important de cultures a été enregistré (6). Puis, avec quatre démantèlements respectifs, à Héron, Huy et Saint-Georges. Pour finir avec trois exploitations à Hamoir.

 

«  Ce qu’on constate  », introduit le commissaire Pierre Minette, responsable du service local de recherches à la zone de police Meuse-Hesbaye, «  c’est que ces personnes recherchent des endroits tranquilles, mais qui ne sont pas nécessairement éloignés non plus. Ce ne sont pas forcément des hangars perdus au milieu des champs.  »

 

Les auteurs de ces plantations souvent hors normes (au minimum 1.000 plants de cannabis) s’arrangent en effet pour paraître «  tout à fait normaux  ». «  Nous retrouvons donc des cultures dans des habitations louées à des particuliers durant plusieurs mois. Sans se faire remarquer, ils s’installent dans le cœur de villages, payent leurs loyers sans souci et, de la sorte, évitent d’attirer l’attention… S’ils commencent à s’organiser dans des lieux plus isolés, le bruit que peut provoquer l’alimentation électrique mise en place, par exemple, peut vite paraître suspect.  » Comme cela a pu être découvert en septembre 2015 à Jehay (Amay), les pièces des habitations concernées sont transformées en chambres de cultures.

 

Détecter la présence de telles plantations n’est donc pas aisé. «  Il est clair que la première source vient souvent du voisinage. Une espèce de contrôle social. De personnes qui finissent par être interpellées par une série d’allées et venues, des odeurs suspectes… et qui dénoncent une suspicion aux services de police  », commente encore le commissaire Minette. Et d’ajouter : «  Mais il y a aussi un facteur chance indéniable. L’une des plantations d’Amay a, par exemple, été découverte à la suite d’un accident de roulage. Une voiture a sectionné un poteau électrique et les services techniques du réseau ont mis à jour une culture…  »

 

Autre exemple, en avril 2016 à Villers-le-Peuplier (Hannut), ce sont des coups de feu tirés par les membres du gang qui avaient permis à la police de tomber sur la plantation clandestine.

Les plants sont arrachés et brûlés

LUNDI, DÉCEMBRE 11, 2017 - 17:57

Dans la grande majorité des cas, c’est à la Protection civile que revient la mission de démanteler la plantation découverte. « C’est un accord avec la police, tant fédérale que locale », explique le lieutenant André Radelet, de la caserne de Crisnée. «  Équipés de combinaisons et de masques, nous intervenons d’abord pour une première reconnaissance et la sécurisation des lieux car, parfois, certains gangs piègent leurs installations. » Sans compter les risques potentiels liés à l’usage excessif d’électricité (directement pompée sur le réseau, sans passer par un compteur) usité dans ces lieux, où se mêle aussi une forte présence d’eau.

«  Ensuite, s’il y a des plants, ils sont coupés à la racine, arrachés des pots et emmenés par la police dans des sacs-poubelles. » Ces plants sont alors brûlés dans un incinérateur agréé. «  Le reste du matériel est ensuite démantelé et détruit. Quelques objets sont éventuellement emmenés au greffe. »

Tout cela s’opère après le passage du laboratoire de la police technique et scientifique qui aura, au préalable, effectué tous les relevés d’usage, prélevé des échantillons, des empreintes, d’éventuels indices… Le parquet est toujours informé d’un démantèlement.

À la Protection civile de Crisnée, pour la province de Liège, un tel travail est effectué… 2 à 3 fois par semaine !

ED

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Huy-Waremme: 36 cultures de cannabis détruites en 3 ans!

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