Des températures à plus de 20 degrés. Jusqu’à la fin du mois !

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Vous n’avez peut-être pas cette impression mais cette année, et même l’été, a été déficitaire en matière de précipitations. Sur les quatorze derniers mois, entre juillet 2016 et septembre 2017, il n’y en a qu’un qui a connu un excédent : c’était le mois de novembre 2016

 

Les Belges qui sont restés au pays cet été ne croiront pas cette information. Et pourtant, les statistiques ne trompent pas. Nous continuons à vivre en Belgique des mois trop… secs.

Et cela dure, sauf la seule exception du mois de novembre 2016, depuis juillet de l’année précédente. Nous avons en effet pris notre calculette et additionné les litres tombés sur les 14 derniers mois à Uccle (NdlR : du 1er juillet 2016 au 22 septembre 2017) ainsi que le nombre de jours de pluie.

Durant cette période, 746,9 litres d’eau au mètre carré ont été ré- coltés à l’Institut Royal Météorologique. Normalement, en se basant sur les normales, nous aurions dû avoir… 1.074,1 litres. Le passif est donc de 327,2 litres.

Ce qui est énorme. Pendant ce même laps de temps, nous aurions dû avoir 242 jours de pluie, sur les 14 mois.

Là, on en a eu… 206. Soit une différence de 36 jours. Plus d’un mois ! Même l’été « pourri » que nous avons eu en Belgique n’était pas vraiment si pourri que cela.

Tant juillet (-15,2 litres) qu’août (-8,5 litres) ont connu un déficit pluvieux. Pour le mois de septembre, cela sera serré. Au 22 septembre, il a été récolté près de 60 litres.

Soit 9 litres de moins qu’un mois de septembre « normal ».

SEC DANS LA BOTTE DU HAINAUT

En regardant les prévisions jusqu’à la fin de ce mois, on ne pré- voit pas beaucoup de précipitations. Le site de l’IRM en prévoit pour jeudi prochain. Celui de MeteoBelgique l’annonce plutôt pour le samedi 30 septembre. Reste à savoir qui aura raison ! La température devrait dépasser les 20 degrés entre ce dimanche et le dimanche suivant. On n’osera pas parler d’été indien, de peur de froisser les météorologues. Un été indien, cela se passe sur le continent américain, pas européen !

Parmi les 13 mois déficitaires enregistrés depuis juillet 2016, les plus secs furent, étonnamment, avril 2017 (15,2 l) et dé- cembre 2016 (22,7 l). Chaque mois, l’IRM s’amuse à sortir sa carte des précipitations tombées sur une année.

Elle nous permet de voir les anomalies par rapport à une moyenne calculée entre 1981 et 2010. Certaines communes ont eu 50 % de moins que la normale. C’est le cas de Sivry-Rance, de Momignies (Hainaut) et des environs de Libin (Luxembourg). Par contre, d’autres communes ont été arrosées « normalement ». Elles se situent toutes en Flandre-Occidentale. Comme Blankenberge ou Dixmude. -

PIERRE NIZET

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