Nandrinois Plus de pouvoir d’achat... mais le prix d’une canette augmentera

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Plus de 520 millions de recettes fiscales supplémentaires avec une taxe d’abonnement sur les comptes-titres, de nouvelles recettes issues de la lutte contre la fraude fiscale... et la taxe sur les boissons sucrées, introduite début 2016, qui va augmenter.

Les accises sur les sodas rapporteront 75 millions d’euros à l’État (contre 40 actuellement).

Le prix d’une canette augmentera de deux centimes.

Cela touchera aussi les boissons gazeuses sans sucre, qui contiennent un produit de remplacement, comme le Coca Light ou le Coca Zero.

Les eaux aromatisées ne seront pas concernées.

Le gouvernement insistera plutôt sur les deux milliards supplémentaires réservés à l’amélioration du pouvoir d’achat.

C’est la suite du tax shift et cela devrait représenter 115 € net par mois (par rapport à 2014) pour les bas salaires et 86 € pour un travailleur sur deux.

L’accord intervenu au sein de l’équipe MR/N-VA/CD&V/VLD envisage de nouvelles réformes structurelles en matière de fiscalité, de compétitivité et de cohésion sociale notamment.

Les PME seront fiscalement avantagées avec un taux de l’impôt des sociétés (ISOC) passant à terme à 20 %.

En matière d’emploi, les flexi-jobs seront étendus au commerce de détail et la loi sur l’e-commerce sera adaptée au travail de nuit et de dimanche.

En ce qui concerne le budget, le gouvernement s’est accordé pour l’exercice 2018 sur un effort de 2,6 milliards d’euros. Le retour à l’équilibre est repoussé à 2020.

« L’Europe ne nous l’impose pas, nous poursuivons l’assainissement, les réformes structurelles et le travail sur la dette », a indiqué Charles Michel.

Si le Premier ministre s’est réjoui de ces nouvelles mesures favorisant l’emploi et la compétitivité des entreprises, l’opposition ne partage, bien sûr, pas son avis.

Le cdH a déploré l’échec que constitue le nouveau report de l’équilibre budgétaire.

PAS DE GÉANT... EN ARRIÈRE

Le PS parle de pas de géant... en arrière qui noircit l’avenir de la Sécurité sociale et des services publics.

Pour Ecolo, ces projet de budgets 2018 et 2019 « manquent désespérément de justice sociale et d’une vision écologique », alors que le PTB affirme que « malades, pensionnés et fonctionnaires paient la facture de la réduction de l’impôt des sociétés ».

Seul le Parti populaire s’est réjoui « d’y trouver une série de mesures directement issues de ses propres propositions, comme la réduction de l’ISOC à 20 % pour les PME ».

DIDIER SWYSEN

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