La parfumerie Elite, route du Condroz à Nandrin, a été la cible de voleurs

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Les voleurs ont toutefois mis plus de deux heures pour entrer.

L a parfumerie Elite, route du Condroz à Nandrin, a été la cible de voleurs particulièrement déterminés dans la nuit de jeudi à vendredi.

Pendant deux grosses heures, quatre individus ont tenté de briser un châssis, puis deux, puis trois puis quatre à l’aide d’une masse et d’un madrier. Vers 3 heures du matin, ils sont parvenus à leurs fins et ont réussi à charger une bonne partie des vitrines malgré le dégagement de fumigènes. Le préjudice, rien qu’en parfums, s’élève à plus de 30.000 euros.

Un tiers des vitrines a été dérobé. « Le préjudice reste à déterminer mais il ne reste presque plus rien en Dior donc j’estime qu’ils ont volé pour plus de 30.000€ de parfums. Plus les dégâts, qui sont énormes. »

Le labo est descendu sur place et la police du Condroz a constaté les faits. « Je vais encore renforcer la sécurité mais je ne veux pas non plus que notre parfumerie ressemble à une prison », conclut Pietro Bellomo.

 

 ANNICK GOVAERS

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La sécurisation, cela connaît Pietro Bellomo, le cogérant de la parfumerie Elite, ouverte en septembre dernier sur la route du Condroz, à Nandrin. De fait, c’est son métier ! « Je suis serrurier à Liège. C’est ma femme Valé- rie qui s’occupe de la parfumerie. Je me doutais que le magasin pouvait être cambriolé alors j’ai mis le paquet en matière de sécurité : 12 caméras de sécurité HD dont 8 à l’intérieur, des châssis avec des serrures à bascule et double vitrage feuilleté à l’extérieur, des volets partout, une alarme, des portes à code et même un système de fumigène en cas d’intrusion », cite Pietro Bellomo. Cet arsenal a certes retardé les voleurs mais ne les pas découragés. « Ils étaient vraiment déterminés. Ils sont arrivés en camionnette dans le sens Liège-Nandrin à 1h06 et se sont garés sur le parking à l’arrière du magasin. Ils ont commencé par placer des sachets sur les caméras de sécurité à l’extérieur et des cartons et sachets sur les spots. Ils ont alors essayé, à quatre endroits différents à l’arrière, d’entrer mais ont eu beaucoup de mal puisque tout est blindé. Ils ont cassé les volets, les châssis… Finalement, à 3h11, ils ont réussi à entrer par l’arrière pièce. Leur chance, c’est qu’ils sont à la campagne et qu’aucun voisin ne pouvait entendre leurs tentatives. Quand on a le temps, on finit toujours par entrer », souffle le gérant qui est arrivé quelques minutes après le déclenchement de l’alarme. Trop tard. « Ils étaient déjà partis. Malgré le bruit de l’alarme et le dégagement de fumée blanche qui empêche de voir puis de respirer, ils ont quand même eu le temps de charger de parfums des sacs plus gros que ceux d’Ikea », décrit le gérant qui a visionné les films de ses caméras. « Trois hommes sur quatre sont entrés, cagoulés et gantés. On voit qu’ils essaient d’entrer dans la réserve pour prendre plus de parfums ou trouver un coffre alors qu’on n’en a pas, mais sont gênés par la fumée. »

 ANNICK GOVAERS

 

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