Nandrinois La fin des justices de Paix de Hamoir !

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justicegif.jpgÀ plus long terme, les citoyens devront se rendre à Huy, Waremme, Sprimont ou Grâce-Hollogne.

C’est officiel, les justices de Paix de Hamoir et de Hannut devraient fermer leurs portes, dans un laps de temps qui n’a pas encore été précisé.

Les citoyens devront dorénavant se diriger vers Huy, Sprimont, Waremme ou Grâce-Hollogne dans le cas de la commune de Fexhe. Une décision prise au détriment des justiciables mais qui vise à faire des économies.

 

On l’attendait depuis longtemps déjà et la nouvelle est tombée: le ministre de la Justice, Koen Geens (cd&V) a dévoilé la troisième phase de son plan concernant la réforme des justices de Paix. Concrètement, plus de 60 bâtiments devraient voir leurs portes fermer à la suite de ce plan global. Chez nous, les justices de Paix de Hannut et de Hamoir sont directement concernées.

Les justiciables seront dès lors redirigés vers Sprimont, Waremme et Huy (sud). La justice de Paix de Grâce-Hollogne recevra quant à elle la commune de Fexhe dans son giron. « Cela faisait quelque temps que l’on s’en doutait mais on espérait toujours », a commenté Maryse Simon, greffière en chef à Hamoir. « Nous avons été avertis par mail mais n’avons aucune précision quant à la suite des événements et leur timing », a-t-elle ajouté.

Cette dernière, ainsi que sa collaboratrice, ne perdront pas leur emploi mais seront réaffectées ailleurs. Du côté de Hannut, Manu Douette, le bourgmestre, compte « faire entendre son opinion » car il ne se dit « pas ravi de cette décision pour un service de proximité plus qu’utile à la population ».

Ladite réforme vise évidemment à faire des économies sur le budget de la justice, soit 10%. « On a regardé où il était possible de faire le moins de dégâts et que les gens puissent accéder plus ou moins facilement à leur justice de Paix.

Puis, en fonction des statistiques également… Hamoir et Hannut sont les deux plus petites infrastructures en matière du nombre d’affaires traitées », explique le juge Désir, président f.f. des juges de Paix de l’arrondissement de Liège.

« Le ministre ne cherche pas, ici, uniquement à supprimer des juges mais aussi à faire des économies sur les bâtiments et leurs frais de fonctionnement. Il prend souvent, à titre d’exemple, le fonctionnement de la Hollande, qui comptabilise une 40aine de lieux de justice, là où il y en a environ 300 chez nous. »


UN SERVICE EN 1ÈRE LIGNE

Reste que, comme souvent, ce sont les citoyens qui feront les frais de ces économies. « Pour les gens, ce n’est certainement pas une bonne chose », reconnaît Luc Désir, qui a « toujours défendu une justice de proximité, proche des gens ». À Hamoir, Maryse Simon partage cet avis.

« Je suis persuadée que ce sera préjudiciable pour les citoyens. Cela va augmenter leurs déplacements mais aussi ceux des juges de Paix. Notre région n’est pas bien desservie en transports en commun. Ici, nous étions juste devant la gare.

Une personne d’Anthisnes, par exemple, qui devra se rendre à Huy, en train, si elle n’a pas de véhicule, devra faire un détour en allant jusqu’aux Guillemins. » Dans votre vie, il y a de fortes chances que vous ayez davantage affaire à une justice de Paix, qui est une juridiction civile qui ne traite donc pas des matières pénales.

C’est elle qui pourra vous aider en cas de problèmes de voisinage, par exemple, mais aussi lors de soucis qui concernent les matières locatives, les dégâts de gibiers, les expropriations, ou encore la désignation d’un administrateur judiciaire de biens.

Notons que le ministre ne se ferme pas, pour l’instant à la possibilité d’organiser exceptionnellement des audiences dans une commune concernée par une fermeture de bâtiment, moyennant une négociation avec la commune.

Article de E.D 

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