Le Belge prêt à payer jusqu’à 20% de plus pour un logement bien situé

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logement source SI.JPGAprès avoir longtemps habité à Ottignies avec son défunt mari, Myriam Gerlache vient de vendre sa maison pour se rapprocher de son travail à Namur: « C’était difficile de me séparer de ma maison.

J’avais fait tellement de travaux dedans.

Maintenant que je suis installée à Wartet, je ne suis plus qu’à 6 km de mon entreprise contre 40 auparavant. J’ai davantage de temps pour moi et mes amis qui habitent dans la région ».

La néo-Namuroise n’est pas la seule à avoir privilégié la mobilité pour le choix de son habitation.

« Une belle petite maison avec un beau petit jardin, c’est du passé. Le nouveau défi consiste à trouver un logement permettant d’éviter les embouteillages », pointe Grégory Maquet, CEO de Century 21 Benelux.

Leader du marché, le spécialiste de l’immobilier a analysé ses transactions en 2016. Ce qui fait dire à Grégory Maquet: « Les acheteurs sont conscients des problèmes croissants de circulation dans notre pays et ne veulent pas s’imposer de stress supplémentaire en raison de la mauvaise situation géographique de leur futur logement.

L’accessibilité est devenue un facteur prépondérant de leur choix. Ils veulent habiter à proximité d’une entrée d’autoroute, de préférence le plus près possible de leur travail ou des transports publics ».

La proximité des magasins et des écoles est aussi prise en considération.


UNE DEMI-HEURE, PAS PLUS

Dès que le temps passé dans les embouteillages entre le domicile et le travail dépasse le quart d’heure, voire atteint la demi heure, il est fort probable que les acheteurs potentiels se désistent.

L’étude de Century 21 révèle que les acheteurs actuels sont prêts à payer 10 à 20% en plus pour avoir un logement bien situé, ce qui peut vite représenter 50.000 euros.

C’est surtout dans les zones urbaines que les Belges déboursent plus afin de profiter d’une bonne situation géographique, mais cet élément joue un rôle important dans des communes de plus en plus nombreuses.

À l’inverse, l’analyse du marché par Century 21 montre qu’en Wallonie 17% des habitations, soit près de deux sur dix, se vendent difficilement parce que mal situées en termes d’accessibilité.

Ce pourcentage grimpe à 40% en Flandre. « Les embouteillages et l’équilibre toujours difficile entre le travail et la famille nous obligent à réfléchir minutieusement à l’endroit où nous voulons établir notre domicile.

Et cela concerne principalement les jeunes acheteurs et les jeunes ménages », conclut Grégory Maquet.

Article de Y.H. Source Sudinfo 

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