Nandrinois ,90 communes contre Tihange 2

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i2.JPGNonante communes des régions frontalières allemande, néerlandaise et luxembourgeoise s’apprêtent à engager une action en justice pour faire fermer Tihange 2. Une «ingérence» qui irrite le bourgmestre de Huy.

Selon Het Nieuwsblad et Het Belang van Limburg, 90 communes des régions frontalières allemande, néerlandaise et luxembourgeoise veulent intenter une action en justice pour forcer Electrabel et le régulateur AFCN à fermer le réacteur nucléaire Tihange 2.

C’est une étude autrichienne qui a mis le feu aux poudres, pointant les risques qu’encourent ces régions en cas d’accident nucléaire à Tihange.

Les chances devoir le Limbourg rendu inhabitable seraient de l’ordre de 40 ou 60%, concluent les experts de l’Institut de sciences de la sécurité et des risques (ISR), basé à Vienne. Pour la région d’Aix-la-Chapelle (Aachen), le risque est de 10%. Une menace inacceptable, estiment les autorités locales.
Selon le professeur Wolfgang Renneberg, ex-patron de l’organisme de surveillance allemand, les risques persistent sur la sécurité des réacteurs à Tihange et à Doel.

L’AFCN a eu connaissance de l’étude autrichienne, mais estime qu’elle ne contient «aucun nouvel élément ou argument concernant le dossier des cuves de Doel 3 et de Tihange 2. Elle ne remet donc pas en question les conclusions que nous avons tirées dans ce dossier, ni notre décision du 17 novembre 2015 d’autoriser le redémarrage de Doel 3 et Tihange 2 sur le plan technique».

L’étude « prend pour point de départ un scénario d’accident extrême à Tihange 2 », souligne aussi le porte-parole de l’AFCN, Sébastien Berg, qui ajoute que des calculs hypothétiques similaires ont déjà été réalisés par le même bureau d’étude en 2009 à la demande de Greenpeace.

«Ces calculs et ces modèles théoriques de dispersion et d’impact du rejet radioactif sont d’ailleurs applicables à tous les réacteurs dans le monde» , relève-t-il au surplus. L’exploitant Engie-Electrabel, lui, s’en tient à dire que les centrales nucléaires belges sont parmi les plus sûres au monde. «Nos collaborateurs sont formés pour prévenir les accidents. Les plus petites irrégularités donnent lieu à l’arrêt d’une centrale», a assuré la porte parole Geetha Keyaert.
Nonante communes des régions frontalières allemande, néerlandaise et luxembourgeoise s’apprêtent à engager une action en justice pour faire fermer Tihange 2. Une «ingérence» qui irrite le bourgmestre de Huy. Ces villes frontalières s’apprêtent à engager une action en justice
NUCLÉAIRE 90 communes contre Tihange 2
Si les communes allemandes, luxembourgeoises et néerlandaises s’alarment de voir Tihange 2 toujours fonctionner, ce n’est pas le cas du bourgmestre de Huy. Pas question pour lui de se rallier à l’action en justice intentée par les frontaliers: « Hormis cette éventuelle action en justice, il n’y a aucun élément nouveau qui m e permette de croire que Tihange 2 est subitement devenu plus dangereux.

Rien n’a changé depuis le dernier rapport de l’AFCN qui autorisait le redémarrage de l’unité 2. Et je n’ai aucune raison de douter de l’AFCN ni des autorités belges. Je respecte la liberté d’action de chacun, mais vouloir imposer la fermeture anticipée de la centrale relève d’une forme d’ingérence. Ils tentent de nous infantiliser en agissant de la sorte. Cela laisse penser que nous ne sommes pas sérieux en Belgique… Il est important de rappeler le principe de souveraineté de chaque pays. Par ailleurs, les Hutois ne me paraissent pas inquiets par rapport à la situation de Tihange 2. Depuis que je suis bourgmestre, j’ai eu peu de réaction allant dans ce sens .»

Article de A.BT Source Sudinfo

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