le Rond-Chêne bientôt ouvert à tout le monde

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Le domaine du Rond-Chêne à Esneux accueille depuis des années les élèves de maternelles et de primaires des quatre coins de Wallonie dans le cadre de classes vertes.

Mais cette institution n’a pas que des amis. Régulièrement, des voix s’élèvent en effet pour demander à la Fédération Wallonie Bruxelles, propriétaire des lieux, de revendre ces coûteux centres de dépaysement et de plein air (CDPA).

En avril 2015, alors que l’ex-Communauté française devait trouver 160 millions d’euros, la question de ces dix CDPA était à nouveau revenue sur le tapis. Si la rumeur de fermeture avait rapidement été démentie, Christie Morreale, première échevine à Esneux et députée wallonne et communautaire, avait toutefois émis alors l’idée d’ouvrir ces sites à des partenaires privés pour assurer leur viabilité à long terme.

Une idée qui est aujourd’hui en passe de se concrétiser. André Flahaut, le ministre en charge du Budget à la Fédération WallonieBruxelles, s’est en effet rendu récemment au Rond-Chêne, à l’invitation de la députée esneutoise.

« Le Rond-Chêne fonctionne très bien, il accueille en moyenne 4.000 enfants par an, explique-telle, mais il n’est pas occupé pendant les week-ends et les vacances.

L’idée serait donc de l’occuper pleinement, au bénéfice de tous, plutôt que de se dire dans 10 ou 15 ans qu’il vaudrait mieux le revendre. » « Certains centres autorisent la location des lieux par le privé, mais ça dépend des directions et des responsables, souligne André Flahaut.

D’autres invoquent des problèmes d’assurances ou un manque de personnel et ferment carrément pendant les vacances. Ce que je trouve idiot. Il faut, au contraire, mettre ces centres de plein air à disposition du plus grand nombre, en travaillant avec les autorités locales et même des partenaires privés. »


DE NOMBREUSES POSSIBILITÉS

Le Rond-Chêne, avec son château, ses dépendances, ses 180 lits et son magnifique parc, offre en effet de nombreuses possibilités. Mariages, manifestations, hébergement de mouvements de jeunesse, le site pourrait se prêter à merveille à de nombreuses activités organisées en dehors des périodes scolaires.

Mais « à l’heure actuelle, il n’existe aucun accord entre les mouvements de jeunesse et les Centres de dépaysement et de plein air », expliquait la ministre de la Jeunesse, Isabelle Simonis, en réponse à une question de Christie Morreale.

C’est justement ce que souhaite changer André Flahaut: « Ouvrir ces infrastructures vers l’extérieur implique une révision des règles de mise à disposition. La ministre Schyns est d’accord et l’administration également. Le seul argument qu’on nous oppose, c’est la concurrence déloyale, mais je pense qu’il faut juste déterminer les modalités de cette mise à disposition. »

Il a invité les élus esneutois à lui faire des propositions en matière d’occupation des lieux. Une expérience-pilote va donc être menée et pourra ensuite s’étendre aux dix centres de plein air de la Fédération.

Article de GEOFFREY WOLFF source Sudinfo

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