La Belgique veut un nouveau système d’alerte attentat pour smartphones

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i2.JPGLe risque d’attentat constitue une menace avec laquelle les Européens apprennent à composer. Deux jours avant l’ouverture de l’Euro 2016, les pouvoirs publics français ont lancé une application mobile qui alerte les utilisateurs sur leur smartphone en cas d’attentat terroriste.

Philippe De Backer, secrétaire d’État à la Protection de la vie privée, envisage sérieusement de s’inspirer de ce système qui n’émet aucun son, ni aucune vibration. Il évite ainsi à son utilisateur d’être repéré par le son émis par le téléphone.

ÉCRAN ROUGE FONCÉ, SILENCIEUX

Cette application française envoie des messages d’alerte : l’écran devient rouge foncé et affiche le message « Alerte ».

Il faut pour cela télécharger l’application SAIP (Système d’alerte et d’information des populations) et accepter d’être géolocalisé.

Ce qui implique potentiellement que les autorités puissent vous localiser en permanence.

C’est particulièrement sur ce dernier point que le secrétaire d’État à la Protection de la vie privée s’est exprimé. « Le développement d’un tel système doit en même temps se faire dans le plein respect de notre législation relative à la vie privée. »

L’application délivre également des conseils sur les comportements à adopter en fonction de la nature de l’alerte et de la zone où l’on se trouve. « Un tel système d’alerte doit être aussi efficace que possible et les situations difficiles et dangereuses dans lesquelles les victimes potentielles peuvent se trouver doivent être prises en considération dans le cadre de son développement », pré- cise Philippe De Backer.

L’ÉCHEC DE BE-ALERT

En Belgique, un premier pas avait déjà été fait en avril 2014, avec la création du système d’alerte BEAlert, un projet-pilote. La phase de test touche à sa fin. Il a été inefficace ce 22 mars lors des attentats de Bruxelles. Les abonnés n’ont reçu aucune alerte.

De plus, son mode de fonctionnement est quelque peu passé, avec des messages vocaux, des SMS (le bruit peut poser problème), des e-mails et même des fax. Reste que le système français n’est pas, lui non plus, la panacée.

Il a notamment échoué lors de l’attentat de Nice, 3 en relayant trop tardivement l’information, comme l'a reconnu le ministre français de l’Intérieur.

Une mise à jour a été effectuée. L’avenir nous dira si cet outil permettra un jour de sauver des vies. -

Article de ADM source Sudpresse Sudinfo 

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