Brisé par le drame, le papa de 3 victimes de l'accident à Nandrin se confie

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Nathalie source sudpresse.JPGCe dimanche vers 4h30, la voiture conduite par Jérémy Allary a quitté la route avant d’échouer dans un ravin à Nandrin.

À son bord, cinq occupants dont une Herstalienne de 23 ans, Nathalie Signoretti, qui a perdu la vie. Elle laisse derrière elle sa compagne, Caroline, la sœur du conducteur.

Ce dimanche 5 juin, François Allary a vécu le cauchemar de tous les parents. Vers 4h30 du matin, son fils, Jérémy l’a appelé à l’aide.

La voiture que le jeune homme conduisait, et au bord de laquelle se trouvaient également ses sœurs, Laurine et Caroline, et deux amis, venait d’échouer dans un ravin rue de Berleur, à Nandrin.

Une fin cauchemardesque pour une soirée qui avait pourtant bien commencé. « Les jeunes étaient venus faire un barbecue chez moi. En fin de soirée, les filles et Nathalie ont eu envie de poursuivre la fête au Monastère.

Jérémy n’était pas partant, mais face à leur insistance, il a cédé » se souvient François Allary.

Sur la route du retour, c’est le drame.

« Frédéric s’est retrouvé tout à coup pris dans un mur de brouillard. Comme il ne voyait plus rien, il a freiné, et la voiture est partie sur le côté. Il n’y avait pas de rambarde, alors la voiture a atterri tout droit dans un ravin ».

« COMME UNE FILLE »

Le véhicule ayant atterri sur le toit dans un ruisseau, Jérémy s’est alors attelé à la lourde tâche de mettre ses sœurs et ses deux amis hors de danger.

« Il les a détachés et a essayé de les tirer hors de l’eau. Mes filles étaient grièvement blessées, une d’elles lui a même demandé de la laisser dans la voiture tellement elle avait mal » explique François Allary.

Et d’ajouter, la gorge nouée : « dès que je suis arrivé sur les lieux, je l’ai aidé.

Je me suis directement rendu compte qu’il n’y avait plus rien à faire pour Nathalie ». Une mort tragique, qui laisse toute la famille Allary endeuillée.

« Nathalie était comme une fille pour moi. Elle sortait avec ma fille Caroline, et elle était tout le temps à la maison » raconte François Allary.

« JE NE VEUX PLUS VIVRE »

Qui a eu la lourde tâche d’annoncer à sa fille le décès de sa compagne.

« Dès que Caroline s’est réveillée à l’hôpital, elle a demandé où était Nathalie. J’ai d’abord essayé de la préserver, puis j’ai dû me résoudre à lui avouer la vérité.

Depuis, c’est vraiment l’horreur pour elle. Ma fille a toujours rêvé de devenir criminologue aux États-Unis, et elle avait prévu de vivre là-bas un jour avec Nathalie.

Elles comptaient s’installer ensemble à Liège à la rentrée.

Même si elle a survécu à l’accident, aujourd’hui, elle dit qu’elle ne veut plus vivre ».

 Article de KATHLEEN WUYARD source Sudpresse Sudinfo http://journal.lameuse.be/

Nathalie a perdu la vie lors de l’accident ce dimanche. Elle avait 23 ans. © DR C

 

« Mon fils n’était pas sous l’influence »

 

Dès l’annonce du drame, le choc s’est répandu sur les réseaux sociaux.

Et parmi les dizaines de commentaires d’hommage, certaines accusations se sont glissées.

Des remarques qui ont profondément blessé François Allary, qui a tenu à rétablir la vérité.

« Mon fils ne buvait jamais avant de prendre le volant, je le lui interdisais. Il était toujours très consciencieux et prudent, et il savait qu’en cas de problème, je viendrais toujours le chercher » nous dit François Allary.

Et d’ajouter : « quand les policiers sont arrivés sur les lieux, ils l’ont fait souffler.

Il n’avait que 0.3g, les policiers lui ont dit que ça correspondait à environ deux bières ». Soit un taux en dessous de la limite légale de 0.5g.

« Ce n’est pas étonnant, puisque dès qu’il est arrivé au Monastère, il a passé toute sa soirée à boire du Coca et du Red-Bull. Frédéric est un jeune très responsable, c’est vraiment lui le grand frère de la bande.

Il s’est retrouvé pris dans le brouillard, et il a perdu le contrôle. C’est malheureux, mais ça n’a rien à voir avec l’alcool ». 

Commentaires

  • Quelle tragédie... Condoléances aux victimes et à leurs proches. Je suis passée a cet endroit un peu plus tôt, aux environs de 4h ou 4h15...j'étais allee rechercher ma fille à Esneux. Non seulement il y avait un mur de brouillard épais mais aussi la route était grasse, et malgré le fait que je connaisse bien le coin, j'ai été surprise et limite un peu "perdue " en amorçant le virage. Mes pensées vont aussi au jeune conducteur ...

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