La conseillère Jeannick Piron (PN) démissionne

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Nous en évoquions la probabilité en octobre lorsque Jeannick Piron annonçait son retrait en tant que chef de groupe Pour Nandrin au Conseil.

C’est désormais officiel, la conseillère communale démissionne, conséquence de son déménagement.

La Nandrinoise de 51 ans se dit victime de menaces et de harcèlement de la part d’un citoyen nandrinois (hors sphère politique).

« Les problèmes ont commencé fin février, à la suite du point mis à l’ordre du jour du conseil communal par notre groupe qui réclamait un règlement sur la prostitution à Nandrin.

Tant que les attaques restaient dans le cadre de mon mandat politique, cela m’était égal, mais cela a été trop loin, en touchant à ma vie privée.

J’ai porté plainte neuf fois », déclare Jeannick Piron qui préfère quitter Nandrin pour une commune de l’arrondissement dont elle ne souhaite pas dévoiler le nom.

« J’ai mis ma maison en vente à contrecœur car j’ai beaucoup d’affection pour ma terre natale.

Cela m’en coûte mais je veux protéger ma famille ».

La conseillère communale remettra sa lettre de démission mercredi.

Elle tire un bilan amer de son expérience politique.

« Je ne regrette pas d’avoir été élue car c’est une expérience à vivre mais je ne ferai plus de politique.

Dans l’opposition, on n’est pas écouté, on a quasiment le droit de rien dire parce qu’on n’a pas gagné les élections, en tout cas à Nandrin.

Or, j’ai tenté de mener une politique constructive », regrette Jeannick Piron qui créait sa liste blanche en 2012 avant d’être rejointe par Marc Evrard.

Ce dernier est attristé par ce départ.

«À nous trois, nous formions une belle petite équipe qui a beaucoup travaillé. Jeannick Piron était notre figure emblématique.

Même si elle est jeune en politique, elle a fourni du bon boulot et a toujours été très disponible et présente au Conseil.

Par ailleurs, elle représente une certaine catégorie sociologique qui n’a pas souvent la parole, celle des plus démunis.

J’appréciais son côté humain, social et pragmatique », commente Marc Evrard, chef de file.

Du côté du mayeur, Michel Lemmens, on prend acte :

« Qui sème le vent récolte la tempête... »

Article de ANNICK GOVAERS Pour le journal La Meuse Huy-Waremme du 19 janvier 2016

http://journal.lameuse.be/

 

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