Nandrin -63,8 % d’exploitations entre 1980 et 2013

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L’agriculture familiale est en net déclin. Les récents chiffres du SPF, direction générale Statistiques, viennent de le confirmer.

À Huy-Waremme, en 2013, on comptait… 60 % de fermes en moins par rapport à 1980. Saint-Georges (-75 %) et Ferrières (-74,3 %) sont les communes les plus touchées par cet écrémage

Celui qui s’intéresse un tant soit peu à l’immobilier n’a pas manqué de remarquer que de plus en plus de fermes sont à vendre, en un lot unique ou divisées en appartements.

Statbel vient de publier les chiffres-clés de l’agriculture qui confirment une diminution drastique du nombre de fermes entre 1980 et 2013, en Belgique (-67 %) et en Wallonie (-66 %). Colfontaine détient le triste record wallon de -93 %.

La moyenne de notre arrondissement est plus faible (-60,60 %) mais n’empêche pas certaines communes de HuyWaremme d’être particulièrement touchées.

SaintGeorges et Ferrières dépassent la barre des -70 %, avec respectivement -75 % pour la commune hesbignonne et -74,3 % pour l’entité condruzienne.

Hesbaye et Condroz, culture, élevage, tous sont concernés. Ainsi, il y avait 64 exploitations agricoles en 1980 à Saint Georges, contre 16 en 2013. À Ferrières, on est passé de 113 à… 29.

« A l’époque, il y avait beaucoup de petites fermes à Saint-Georges, les gens gagnaient leur vie avec 30-40 hectares.

Depuis, avec les prix au ras des pâquerettes et les machines de plus en plus performantes donc plus chères, les enfants de paysans n’ont plus les moyens de reprendre l’exploitation familiale, qui est alors rachetée par de plus grosses fermes de 100 à 150 ha (de fait, la superficie moyenne par exploitation a presque triplé en 33 ans NDLR) ou par de riches propriétaires terriens.

Cela produit donc au bout du compte un fameux lessivage… », interprète Louis Fossoul, échevin de l’agriculture à Saint-Georges, par ailleurs lui-même ancien fermier.

« A l’âge de 73 ans, je n’ai pas de successeur alors je fais appel à des entrepreneurs privés pour cultiver mes terres en attendant que ma fille avocate décide ou non de vendre.

Personnellement, je déconseillerai à un jeune de se lancer dans l’aventure car ce métier n’est plus viable », assène-t-il

 

source info Sudpresse article de ANNICK GOVAERS

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