Nandrinois Payer le médecin 1 € ? Oui, c’est possible !

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i2.JPGL’initiative en revient aux Mutualités Chrétiennes et est applaudie par Solidaris, notamment.

En collaboration avec le fisc, ces mutuelles vont identifier toutes (ou en tout cas un maximum) les personnes qui peuvent avoir droit à un meilleur tarif pour les soins de santé, entendez les BIM.

Un Bénéficiaire de l’Intervention Majorée est quelqu’un qui bénéficie d’un mécanisme essentiel pour assurer l’accessibilité financière aux soins de santé des ménages à faibles revenus. Le principal avantage : obtenir de meilleurs remboursements des soins et des médicaments.

« Sur les 4,56 millions de membres de la Mutualité Chrétienne, 671.000 jouissent aujourd’hui de l’intervention majorée.

Leur quote-part personnelle, le ticket modérateur, est moins élevée lorsqu’ils se rendent chez le médecin, le pharmacien ou à l’hôpital », explique Jean Hermesse, secrétaire général des Mutualités Chrétiennes. « Ces cinq dernières années, le nombre de membres bénéficiaires de l’intervention majorée a augmenté de près de 10 %. » Qui sont les bénéficiaires ?

La liste est longue et commune à toutes les mutuelles. Largement dit, on parle : d’une famille à bas revenus, de personnes qui reçoivent une indemnité spécifique, telle une Grapa, un revenu d’insertion, ou une allocation d’intégration, de handicapé, d’orphelin…

Mais visiblement, tous les bénéficiaires ne sont pas au courant de leurs avantages. Ils seraient des centaines de milliers dans le cas. Aux Mutualités Chrétiennes, on estime qu’il y a entre 100.000 et 120.000 membres concernés. « Actuellement, toutes mutualités confondues, 1.900.000 personnes bénéficient du BIM.

Une spéculation nous permet d’estimer que plus de 300.000 personnes supplémentaires sont en droit d’en bé- néficier ».

ÉCHANGE DE DONNÉES

Les autorités fédérales ont dès lors approuvé cette nouvelle mesure permettant une amélioration de l’identification de bénéficiaires potentiels de l’intervention majorée. À partir de fin août, les mutualités recevront un signal du fisc si des membres se trouvent sous le plafond déterminant ce droit.

Du côté de Solidaris, on confirme : « Oui, il s’agira en fait d’un échange de données entre le fisc et les mutualités pour identifier le maximum de personnes qui bénéficient des avantages », explique la porte-parole de Solidaris, Claire Huysegoms.

« Et c’est important quand on sait qu’un Wallon sur cinq renonce à des soins, faute d’argent. La meilleure option reste d’élargir le droit automatique du statut BIM, en ciblant les populations plus précarisées. »

Enfin, du côté des Mutualités Libres,« On estime que 12,5 % d’affiliés sont bénéficiaires de l’intervention majorée (BIM), soit 263.0000 personnes », nous dit Karima Amrous, la responsable communication.

 

Source info Sudpresse article de  M.SP.

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Mercredi 29 Juil. 2015

Mercredi 29 Juil. 2015

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