Nandrin :« Mon fils tué alors qu’il allait être papa ! »

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Fatima, la maman de Raphaël Tomballe, est inconsolable.

Son fils allait réaliser son rêve.

Une maman a perdu son fils, et un enfant son papa,ce 27 avril, sur la route du Condroz, à Nandrin. 
Pour la première fois, la maman de Raphaël Tomballe, écrasé par Jean-Claude Nanni à la sortie du Monastère, témoigne. 
Elle confie qu’avant sa mort, son fils et sa compagne avaient découvert qu’ils allaient devenir parents.
 
Pas un jour ne passe sans que Fatima Nifa se rende au cimetière.
Elle nous confie qu’elle en ressent le besoin, pour parler à son fils. 
Depuis ce 27 avril, cette maman de Jemeppe-sur- Meuse est inconsolable.
 Ce terrible dimanche, son fils Raphaël Tomballe, 27 ans, a été écrasé par la voiture de Jean-Claude Nanni, alors qu’il se trouvait sur la route du Condroz, à la sortie du Monastère (Nandrin).
Une véritable tragédie pour toute la famille du jeune homme. 
D’ailleurs, quand on lui demande comment elle va,Fatima nous confie : « C’est très difficile de me dire qu’il n’est plus là. 
Il vivait avec moi à l’appartement.
Il me manque si fort.
C’était mon premier enfant.
Nous avions une relation fusionnelle.
J’ai des prothèses aux genoux.
Raphaël était toujours là pour m’aider ».
Un deuil d’autant plus difficile puisque cette maman n’a pas pu dire adieu à son fils. 
« Il avait 138 fractures.
 Je n’ai pas pu le voir… », nous raconte-telle, très émue. 
Si Fatima a perdu son fils lors de cette terrible nuit, la compagne de Raphaël devra, quant à elle, élever seule son enfant.
Avant de mourir, le Jemeppien venait de découvrir qu’il allait devenir papa, pour la première fois.
 Un rêve qui allait se réaliser pour lui. 
« On ne connaît pas encore le sexe de l’enfant.
 Mais ce petit va être orphelin », poursuit la maman.
« Il vivait encore chez moi, mais il allait de temps en temps chez sa copine », ajoute-t-elle.
Fatima a déjà d’autres petits-enfants, c’est pour eux qu’elle trouve la force de vivre. 
Et si elle garde toute cette douleur en elle, c’est aussi de la colère qu’elle ressent lorsqu’on lui parle de Jean-Claude Nanni.
 Le Herstalien vit avec un bracelet électronique. 
Une décision trop laxiste pour la famille.
 « Lui, il est là, chez lui, alors que mon fils n’aura plus jamais cette chance. 
J’aurais voulu que le juge fasse de lui un exemple, pour qu’il prenne conscience de ce qu’il s’est passé, et que les jeunes comprennent les dangers de l’alcool ».
Fatima a demandé qu’une rencontre soit organisée entre elle et Jean-Claude Nanni. 
Mais ni lui ni son avocat n’ont accepté.
« J’aurai voulu lui parler, dans les yeux. 
Je suis tellement en colère qu’il ne fasse pas de prison ».
La maman ne veut pas que ce drame de la route tombe dans l’oubli. 
Elle souhaiterait qu’une marche blanche suivie d’un lancé de ballons soit organisée.
Mais cela se fera quand Raphaël sera dans sa tombe. 
Actuellement, il repose dans un caveau communal.
 La maman doit encore payer 450 euros pour les funérailles, qui s’élevaient à environ 2.000 euros. 
Heureusement,grâce à la soirée organisée par la famille du défunt et à l’aide du Monastère (voir encart),elle a déjà pu réunir une belle somme pour que son fils puisse reposer en paix. 
 
Article de DÉBORAH TOUSSAINT dans le journal La Meuse de Huy -Waremme du 14 juin 2014
 
La boîte de nuit a donné 600 euros
 
Après la mort de Raphaël, beaucoup de ses amis ont souhaité parler au nom de la famille. 
C’est d’ailleurs la première fois que sa maman s’exprime.
Et selon eux, le Monastère qui avait promis d’aider les proches à payer les funérailles n’a pas tenu sa promesse.
 D’ailleurs, la boîte de nuit a été insultée sur Facebook. 
Pourtant, Fatima et Luc Hoven, le patron de la discothèque, confirment que la somme de 600 euros a bel et bien été versée. 
« J’avais promis cette somme, et je l’ai donnée. 
On voulait amener un peu de réconfort.
Mais nous n’étions pas obligés de le faire. 
Et ce drame n’est pas de notre faute », nous raconte le patron.
Ce dernier avait également annoncé qu’une soirée en l’hommage de Raphaël serait organisée dans son établissement. 
Mais depuis l’annonce,plus de nouvelle.
 «J’ai vu les proches. 
Je leur ai donné des dates et tous les éléments pour mettre en place la soirée. 
Mais je n’ai plus eu de contact, et je ne sais pas ce qu’il est en est. 
Il y a eu un problème d’organisation ». 
 
article de D.T journal La Meuse H-W du 14 juin 2014 
 
 
 

Commentaires

  • chaque fois que je voie un article qui parle d'accidents de jeunes me provoque de la douleur je revit la même chose pratiquement tous les dimanche.
    Avoir de la douleur et de la tristesse cela sera notre quotidien hélas ! !
    Les gens oublient vite et quant arrive un nouvel accident on se souvient
    courage a tout les parents
    bien a vous
    ERIC BALTHAZAR

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