«Villers-le-Temple à l'honneur dans le nouveau film des Dardenne»

Lien permanent

dardenne villers le temple.JPG

Ce mercredi sort le nouveau film des frères Dardenne, «Deux jours, une nuit», actuellement en compétition officielle au Festival de Cannes.

La belle Marion Cotillard tient le haut de l’affiche avec un rôle social taillé pour elle.

La boulangerie Michaux, à Villers-le-Temple, avait accepté d’ouvrir ses portes à l’équipe de tournage: la voilà récompensée.

«On ne peut pas la manquer dans le film», sourit Sébastien Michaux qui a assisté à une projection privée. 

La venue des frères Dardenne et de Marion Cotillard à Villers-le-Temple, en juin et en août derniers, se voulait discrète mais n’est pas passée inaperçue.

Le trio ne venait pas se régaler de gourmandises (quoique...), mais répéter et tourner quelques scènes du nouveau film «Deux jours, une nuit».

L’équipe avait pris possession de la boulangerie Michaux, de la rue de la Tourette et de la ruelle perpendiculaire.

Neuf mois plus tard, le film tant attendu sort ce mercredi dans les salles belges et les frères sont en lice pour une troisième Palme d’Or au Festival de Cannes.

Les Michaux n’auront pas besoin d’acheter de ticket puisqu’ils ont été invités à une projection privée au cinéma Sauvenière.

Alors, qu’en a pensé Sébastien Michaux ?

« Pas mal du tout!

C’est un film social, évidemment. Le jeu des acteurs m’a vraiment impressionné !

Quand Marion Cotillard était venue à Villers-le-Temple, elle n’était pas apprêtée, elle était plus qu’au naturel, elle était… Dardennisée quoi, lance-t-il avec un clin d’œil.

 Mais quand on la voit à l’écran, on comprend mieux.

C’est une femme fragile, dépressive, qui essaie de garder son job. Je ne m’imaginais pas que ça allait donner si bien. »

Quant au village de Villers-le-Temple, on le reconnaît bien.

« Dès le début du film, ils citent Villers-le-Temple. Du coup, mes sœurs et moi attendions fébrilement le fameux passage.

La scène est la suivante : Sandra (Marion Cotillard) va sonner à la porte d’un collègue qui n’est pas là, elle descend la rue vers le café, regarde par la vitre, rebrousse chemin et monte en voiture puis son mari (le Belge Fabrizio Rongione) et elle se décident à acheter des pizzetas à la boulangerie.

Une fois dans le commerce, elle aperçoit son collègue dans la rue et va le trouver», raconte-t-il.

Angélique, une sœur de Sébastien, jouait son propre rôle à la boulangerie, avec une figurante qui n’est autre qu’Elodie, l’autre sœur Michaux.

« On les voit furtivement. »

Bref, les Michaux sont ravis et ne gardent que le positif de cette aventure. « On est très content et fier, surtout mes sœurs qui ont passé une journée de tournage avec Marion Cotillard.

Elles n’oublieront jamais, je pense ! On a vraiment vu l’envers du décor. Et les clients nous parlent beaucoup de la sortie du film. »

Un beau coup de pub ?

« Ce n’est pas nous qui avons téléphoné pour que les Dardenne nous choisissent, ce sont eux qui ont fait les démarches (via un décorateur qui habite Villers-le-Temple NDLR). 

Le film nous met en valeur mais je ne suis pas sûr qu’on gagne 50 clients pour la cause, même si ce serait super !

On ne l’a pas fait pour ça. »

 

Article  de ANNICK GOVAERS pour le journal La Meuse H-W du 20 mai 2014 

« Ils veulent seulement que le film marche »

 

Dans « Deux jours, une nuit », Sandra,une jeune femme dépressive, apprend qu’elle est licenciée parce que la plupart de ses collègues refusent de renoncer à leur prime de 1.000 euros.

 

Soutenue par son mari, elle parvient à obtenir un nouveau vote et ne dispose que d’un week-end pour convaincre ses collègues. 

 

D’après les critiques, ce nouveau film serait le meilleur de Luc et Jean--Pierre Dardenne, grâce à un suspense haletant.

 

Les Michaux ont pu échanger quelques mots avec les frères Dardenne après la projection privée du 10 mai dernier. 

 

« Ils n’attendent pas la Palme d’Or même si ça serait formidable qu’ils la décrochent ! Ils souhaitent simplement que le film marche, qu’il plaise au public »,

 

commente Sébastien Michaux. 

 

Article de A.G. 

 

 

Les commentaires sont fermés.