Les assesseurs absents seront poursuivis et à Nandrin ?

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25 mai 2014.jpgLe 25 mai, les électeurs belges appelés aux urnes qui ne rempliraient pas leur devoir électoral resteront impunis, en tout cas au sud du pays.
 Aucun procureur du Roi ne le dit aussi clairement mais c’est bien ce qu’il ressort du tour des offices que nous avons fait hier.
 Les présidents de bureau de vote et assesseurs absents sans raison valable, par contre, seront poursuivis, comme en 2012.
 
La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, ne veut pas communiquer mais sa porte parole rappelle que le vote est obligatoire.
 
 Aucune circulaire ni directive n’a cependant été envoyée.
 Aucune directive non plus de la part du collège des procureurs généraux.
Il revient donc aux procureurs du Roi de décider de poursuivre ou pas les gens qui ne remplissent pas leur devoir.
 
« PAS UNE PRIORITÉ » 
 
Aucun n’a voulu nous dire qu’il ne poursuivrait pas les électeurs défaillants.
 «N’allez pas écrire une chose pareille »,
nous a dit un procureur. 
«Le vote est obligatoire. » 
Mais certains nous disent aussi clairement que les poursuites contre les électeurs défaillants ne sont «pas une priorité de leur politique criminelle. »
 Plusieurs ont aussi souligné le manque de moyens.
 Autrement dit, s’il faut utiliser des moyens matériels ou humains, ce ne sera pas pour poursuivre des électeurs qui n’ont pas voté.
Les assesseurs et présidents de bureaux, par contre, c’est une autre affaire.
 En 2012, lors des élections communales, les parquets du sud du pays ont ouvert de très nombreux dossiers.
Ceux qui n’avaient pas d’excuse valable ont reçu une proposition de transaction de 250 euros. 
Ceux qui ne l’ont pas réglée ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel.
À Charleroi, par exemple, deux audiences ont été organisées rien que pour cela. 
Avec au moins 25 personnes par audience.
Le procureur du Roi de Nivelles nous indique qu’une centaine de transactions ont été envoyées par son office en 2012. 
Et qu’une trentaine d’assesseurs ont été cités à l’audience correctionnelle.
Là, l’amende peut être beaucoup plus salée. 
Mais c’est au juge d’en décider. 
 
Article de 
BENOÎT JACQUEMART dans le journal La Meuse du 20 mai 2014 

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