« Pour Nandrin » boycotte le Conseil

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conseil communal du 25 fevrier 2014 en photo KS.JPG 

Article de ANNICK GOVAERS pour le journal La Meuse H-W du 26 février 2014 

Ce mardi soir, la table des conseillers communaux comptera trois chaises vides. 
 
Celles de Marc Evrard, Jeannick Piron et Bogdan Piotrowski, les trois élus d’opposition « Pour Nandrin ».
 
 Ils ont en effet décidé de marquer leur exaspération au vu de l’ordre du jour du conseil communal. 
 
Celui- ci n’est pas très fourni, seuls quatre points sont effectivement prévus, en plus d’un court huis clos : deux fabriques d’église, le remplacement d’un membre du CPAS et le règlement d’ordre intérieur du CPAS. 
 
«Nous avons décidé de ne pas participer pour protester contre la vacuité de ce Conseil », confirme Marc Evrard. 
 
Le conseiller estime être convoqué à tort et travers pour des «broutilles ».
 
 «Ce n’est pas la première fois qu’il n’y a presque rien à l’ordre du jour. 
Pourquoi nous réunir, dès lors ?
 
 Il y a une surabondance de conseils communaux à Nandrin, 14 en 2013. 
 
J’ai été élu pour débattre de choses utiles pour les Nandrinois ! ».
Dans la ligne de mire de Marc Evrard, l’absence de point concernant le SDER, le Schéma de Développement de l’Espace Régional.
 
«Nandrin est une des seules communes où le SDER n’a pas été abordé au Conseil. C’est affligeant. 
 
Il s’agit tout de même d’une problématique importante, l’aménagement du territoire.
 
Les communes n’ont que jusqu’au 27 février pour remettre un avis. Après, c’est trop tard. » 
 
Une opinion partagée par l’autre opposition « Tous Ensemble », qui fera néanmoins acte de présence. 
 
«Je ne suis pas d’accord avec la politique de la chaise vide de « Pour Nandrin ».
 
Un ordre du jour light est l’occasion de discuter plus longuement des questions complémentaires.
 
 Et je compte bien interpeller la majorité sur l’absence regrettable du SDER à l’OJ », lance Benoît Ramelot.
 
Du côté du bourgmestre Michel Lemmens, on se dit «choqué » par la défection de « Pour Nandrin ».
 
Quid du SDER ?« On n’avait pas les moyens humains nécessaires pour étudier ce dossier correctement. 
 
On préfère faire l’impasse que de rendre un avis non pertinent. 
 
Mais l’opposition peut toujours mettre le sujet sur la table du Conseil. » 
 
 
Article de ANNICK GOVAERS pour le journal La Meuse H-W du 26 février 2014 

Commentaires

  • Pour ma part, j’estime que les propos du bourgmestre sont injurieux vis-à-vis des élus du groupe ‘Pour Nandrin’.
    Que le collège des bourgmestre et échevins se déclare incapable de rendre un avis pertinent sur le SDER, c’est son problème. En tout état de cause, le bourgmestre n’a pas à associer l’opposition à ce prétendu aveu d’incapacité.
    Par ailleurs, on serait en droit de se demander quelles seraient les raisons qui pousseraient certaines de ces personnes à se présenter sur des listes régionales, alors que quand un dossier régional arrive sur la table du conseil, elles se déclarent implicitement incapable d’émettre un avis pertinent, et qui soit personnel.
    Cependant, j’ai dur à croire en cette incapacité. En effet, le bourgmestre ainsi que les écolos se sont abstenus d’expliquer à la population que l’article 14 du CWATUPE précise qu’en l’absence de la transmission de l’avis dans les délais impartis, l’avis sera réputé FAVORABLE. Et que propose le SDER ? Tripler la densité des habitations dans le centre de Nandrin, doubler celle de Villers-le-Temple, et doubler celle dans de Saint-Severin.
    Alors à votre avis, pourquoi pensez-vous que le Collège s’est abstenu de mettre ce point à l’ordre du jour du Conseil communal, alors qu’il en avait l’obligation ? Pensez-vous vraiment que les membres du Collège auraient été incapables d’émettre un avis sur cette question ? Pensez-vous qu’ils n’ont aucun avis personnel sur ce point ? Pensez-vous qu’ils ignoraient qu’à défaut de le transmettre dans les délais impartis, l’avis serait réputé FAVORABLE ?
    Par mon absence à cette séance du Conseil communal, j’ai tenu à manifester publiquement mon indignation face à de tels procédés que j’assimile à une situation de HOLD-UP faite sur la démocratie. La préservation du caractère rural de notre entité est la préoccupation première des citoyens nandrinois. Celle-ci a déjà été mise à mal par le projet de RCU, qui heureusement a été annulé par le pouvoir de tutelle peu avant les élections. On aurait pu croire que la montée des écolos dans la majorité aurait stoppé cette ligne de conduite. Les faits démontrent qu’il n’en est rien. En effet, depuis les élections c’est un ensemble de faits concordants qui conduisent à ce constat. L’avalisation forcée du SDER en est l’étape ultime, puisque son application va conditionner la disparition du caractère rural de notre commune dans le courant des 30 prochaines années.
    Ceux qui se rappellent de la campagne électorale auront toujours à l’esprit que l’axe premier du groupe « expression commune » était un engagement à respecter une charte éthique et de bonne gouvernance. Sur cette question, je me limiterai à citer Albert Camus : ‘Le passage du discours à l’action morale porte un nom : devenir humain’.

    Bogdan

  • Pourquoi, avec un conseil communal aussi "light", ne pas avoir inscrit la réflexion sur le SDER sur lequel les conseillers communaux auraient encore pu se prononcer pour ce jeudi 27 février 2014 ?

    "On n'avait pas les moyens humains nécessaires pour étudier ce dossier correctement".

    Qui, le bourgmestre M.Lemmens peut-il ou veut-il convaincre avec ce type d'inexactitudes et pendant combien de temps, va-t-il encore se moquer de ses concitoyens et de leurs représentants élus démocratiquement, autant dans la majorité que dans l'opposition ?

    Car, comment comprendre que la commune de Nandrin, la plus peuplée des 9 communes du Condroz hutois et la SEULE A "AVOIR PREFERE FAIRE L'IMPASSE" (Nandrin a le double d'habitants de Tinlot qui a voté, hier, contre le SDER) qui compte 2 échevins et un conseiller Ecolo avec les matières d'Aménagement du Territoire et d'Environnement, un ancien éco-conseiller devenu directeur général, un "vice-directeur général", responsable du service communal d'Urbanisme et un tiers temps d'éco-passeur, n'a pas les moyens humains suffisants ?

    Ou la commune de Nandrin a élu des échevins incompétents et a nommé des fonctionnaires de rang 1 incapables "d'étudier ce dossier correctement", ce que je ne peux imaginer pour les connaître un peu ou alors, M. Lemmens a une piètre opinion des personnes avec qui il travaille et milite au sein de sa propre et nouvelle majorité.
    Pour rappel, n'était-il pas, dans l'ancienne majorité, l'échevin en charge du personnel communal ?

    Dans les deux cas, on est en droit de se poser des questions et cela est inquiétant pour l'avenir.

    Enfin, si on sait que le conseil communal s'est terminé, hier 25 février, à 20 heures 35 (durée = 35 minutes , ce qui donne un tarif horaire à 155 euros : pas mal pour une commune aussi endettée !), comment admettre qu'on n'aurait pas pu consacrer, ne fut-ce qu'une heure de ... 60 minutes (jusqu'à 21 heures 35), pour traiter de l'avenir de notre territoire nandrinois, pour les prochaines années, au moment où un afflux démographique important est à la "Porte du Condroz" ?

    Et avait-on plus ou moins de compétence (s) à Nandrin pour se positionner sur le cadre éolien ? Et pourtant, à ce sujet-là, le conseil communal s'est bien prononcé, il y a déjà quelques semaines !

    Soyons réalistes: la petite majorité PS-Ecolo-CDH conduite par M. Lemmens est divisée et apeurée, donc sans ressort et joue, en permanence, pour camoufler son "inactivité de propositions programmatiques" au petit "caliméro", ce dont le citoyen se rend de plus en plus compte et les autres communes aux alentours, aussi.

    Avec cette majorité-là conduite par M. Lemmens, Nandrin, demain, ce sera, malheureusement, Nandrin, sans lendemain !

    Plus que triste, c'est affligeant pour Nandrin.


    Marc Evrard, conseiller communal de "Pour Nandrin"

  • Bonsoir,
    En tant que "simple" citoyen de Nandrin et y né il y a 52 ans, je ne puis qu'approuver les deux commentaires repris ci-dessus.
    Si il est évident que "La Belle du Condroz" ne pouvait rester au stade de "petite commune campagnarde" comme par le passé, il aurait pu sembler logique de veiller de façon très attentive et pertinente à ne pas détruire et négliger le caractère rural qui est nôtre actuellement.
    Voir doubler, tripler le nombres d'habitations dans nos beaux villages va sans conteste, être préjudiciable en bien des domaines......
    Il est triste, voir dramatique ! de constater l'absence de réaction face à une enquête régionale, enquête dont les répercussions seront définitives et étalées sur des dizaines d'années...... laissant de la sorte nos enfants, petits-enfants,.....dans une situation préoccupante (je pense notamment au point de vue écologique et rural). Et en sachant, par ailleurs, que peu d'infrastructures qu'elles soient routières, d' épuration, d'égouttage, de bâtiments scolaires et bien d'autres, sont adaptées à une telle envolée d'habitations, de nouveaux citoyens.
    Je suis par ailleurs convaincu que le personnel communal est loin d'être incapable d'organiser et de gérer une simple enquête publique : le personnel communal méritant le même respect que tous les Nandrinois.......
    Un simple citoyen déçu.

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