Le projet de 26 logements tombe à l’eau

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sur les bois.JPGLa commune a refusé la demande de permis

Le projet d’Etienne Piron prévoyait 26 maisons sur la parcelle entre la rue sur le Bois et la rue de la Chapelle.
 Présenté aux riverains en mai 2011, le lotissement ne verra finalement pas le jour.
 La commune a décidé de rejeter la demande de permis d’urbanisation. 
« C’est un refus de principe définitif », annonce Charlotte Tilman, échevine de l’aménagement du territoire à Nandrin.
 
Nandrin, le poumon vert de Liège, est très convoité. 
Les promoteurs immobiliers bouillonnent de projets pour urbaniser ce village du Condroz. 
Au point que, selon l’échevine de l’aménagement du territoire, Charlotte Tilman, 340 logements sont potentiellement en attente à l’heure actuelle !
Parmi les dossiers sur la table du Collège nandrinois, celui de l’entreprise générale de construction Etienne Piron. 
Cette dernière comptait construire un lot de 26 maisons dans le champ de 4,5 hectares situé entre la rue sur le Bois et la rue de la Chapelle, à Fraineux, côté jardins des riverains
actuels.
«Une réunion préalable d’information,prévue dans le cadre de l’étude d’incidence sur l’environnement, a été tenue en mai 2011.
La commune a ensuite réceptionné 22 courriers de remarques et réclamations des citoyens nandrinois », précise Charlotte Tilman.
Des pétitions ont même circulé et les riverains n’ont pas manqué d’interpeller les candidats aux élections communales.
Le dossier avait été bloqué par l’ancienne majorité qui souhaitait mettre en place un règlement communal d’urbanisme composé de règles urbanistiques
et d’aménagement du territoire précises. 
Ce règlement n’a pas abouti, faute d’accord du Gouvernement wallon. «Tous les dossiers à l’époque en stand-by remontent donc à la surface aujourd’hui. »
C’est finalement en août dernier qu’Etienne Piron a déposé sa demande de permis d’urbanisation.
Une demande rejetée définitivement par le Collège. «C’est un refus de principe. 
Nous ne sommes pas entrés dans les détails techniques du projet (organisation et type d’habitat par exemple). 
Nous estimons que cette parcelle est en dehors du centre, loin des services et des axes de circulation et qu’il n’est donc pas opportun d’y construire un lotissement », explique
l’échevine (Expressions Commune(s), tendance Ecolo). 
La majorité préfère densifier le centre et «réfléchir à long terme ».
«Construire partout mettrait en péril la disponibilité foncière des générations futures.
 Même si ces terrains sont constructibles, on préfère qu’ils servent à l’agriculture pour conserver le caractère rural de notre commune. » 
Article de ANNICK GOVAERS pour le journal La Meuse H-W du 23 octobre 2013


« C’est vrai ? Quelle bonne nouvelle ! »

Nous avons interrogé les riverains de la rue sur le Bois, ceux-là même qui s’étaient opposés au projet de lotissement à deux pas de chez eux.
Dans cette rue paisible en cul-de-sac, c’est le soulagement. 
«Ouf, on est ravi ! On craignait qu’on ouvre la voirie pour rejoindre le lotissement là derrière. 
(Seul un sentier piéton rue sur le Bois figurait dans le projet du promoteur, au final NDLR). Cela aurait créé pas mal de circulation et donc d’ennuis.
Ici, on est vraiment tranquille et on voudrait que ça reste comme ça », confient-ils. Nous avons rencontré une riveraine qui avait lancé une pétition avec son mari et un voisin.
«Presque tout le monde avait signé dans la rue, confie Monique Cugnon, 67 ans. 
On n’était pas contre le lotissement lui-même car il faut bien que les gens habitent quelque part, mais contre les nuisances des voitures qui passeraient dans la rue.
 Et puis, Nandrin est à l’origine un village,or ce n’est plus un village tellement on y construit. 
Ça devient une cité-dortoir ! Trop de béton induit aussi des écoulements des eaux… On n’a pas envie d’avoir des inondations. » 
Article de AG 

100 maisons rue aux Chênes

L’échevine nandrinoise, Charlotte Tilman, s’attend à voir pleuvoir les projets de lotissements, à Nandrin.
«Mais pour l’instant, deux seuls dossiers ont été introduits.
 Celui rue sur le Bois, que l’on a refusé,et un autre rue aux Chênes qui est en cours d’instruction. » La SPRL
Landeco espère construire une centaine de maisons sur ce terrain de 6,5 hectares.
 «Pour l’instant, le projet ne convient pas. 
Et il faut travailler en concertation avec les riverains. » 




Commentaires

  • bravo à des gens qui se mobilisent contre des projets néfastes, nous ici quand il se passe quelque chose, on est seul, et si on veut démontrer quelques chose, on est considéré comme terroriste !

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