Nandrin Dix appartements publics dans l’ex-gendarmerie

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Nandrin veut combler son retard et compter 30 logements publics en 2020

L’ancienne gendarmerie, rue de la Gendarmerie à Nandrin, devrait connaître une nouvelle jeunesse.
 La majorité souhaite y aménager dix logements publics, histoire d’accroître le pourcentage minimal (0,9 % à l’heure actuelle) de la commune dans ce domaine.
Le plan d’ancrage communal 2014-2016 sera présenté mardi soir au Conseil.

Une trentaine de logements publics, voilà l’objectif que se fixe la commune de Nandrin d’ici 2020. «On passerait 0,9 % à 1,8 %.
Un premier pas vers les 10 % demandés par la Région wallonne.
Rappelons que Nandrin est la commune du Condroz où il y en a le moins... », indique Daniel Pollain,échevin du logement à Nandrin.
Pour l’instant, la commune en compte 4 : un d’urgence et un de transit autour de la place Musin, un d’insertion, un social.
Quatre autres sont en cours de rénovation place Baudouin, à Villers-le-Temple. 
«Nous avons aussi l’idée d’en construire huit sur un terrain du CPAS, à côté de celui-ci.
 Mais ce projet est le moins abouti puisque tout reste à faire. »
Ce qui ne serait pas le cas de l’ancienne gendarmerie puisqu’il s’agit essentiellement d’un projet de rénovation (et d’extension).
Le bâtiment, dont un local est toujours occupé par la police, est propriété de la commune de Nandrin.
 «Nous l’avons acheté en deux phases (de 150.000 euros chacune), il y a quatre et deux ans.
Les terrains adjacents nous appartiennent aussi. 
C’était une bonne opportunité à l’époque : les communes avaient la priorité à l’achat suite à la réforme des polices. »
Aujourd’hui, la majorité Expressions Commune(s) (PS-cdH-Ecolo) souhaite transformer cette surface en dix appartements, et améliorer en conséquence le taux global de logements publics de la commune. 
«A l’intérieur,il y aura de la mixité. 
Un logement adapté pour personne à mobilité réduite au rez-de-chaussée,notamment. 
Et les appartements auront de une à trois chambres, pour accueillir tant une personne seule avec enfant qu’une famille nombreuse, par exemple.
 Ce ne seront pas des cages à poules ! », détaille l’échevin.
L’ancienne gendarmerie subira une profonde rénovation et sera
agrandie. «Il y a déjà deux appartements de fonction inoccupés.
Mais il faut de gros travaux pour être au point énergétiquement parlant : revoir le système de chauffage, l’isolation, etc. » Coût du chantier : 1,1 million d’euros (110.000 euros/logement), pris en charge par la Région wallonne.
Fin des travaux estimée en 2018, «ce qui nous laisse 5 ans pour trouver un endroit où héberger la police ». Le plan d’ancrage communal 2014-2016 sera présenté au Conseil communal,mardi soir. 
Une fois adopté, la Région devra donner son aval. 
Si tel est le cas, elle accordera les subsides utilisés par l’opérateur pour mener à bien le projet.
«L’opérateur, c’est Meuse Condroz Logement.
 Il s’occupera de désigner un architecte par marché public, d’attribuer un logement en fonction de critères, de gérer les loyers etc. » Les logements ne seront donc pas d’office accordés à des Nandrinois.
 « Priorité aux besoins de la personne, effectivement.
Mais soyons logique : les personnes viendront de la région proche.
 On aurait pu garder la main mais sans subvention. Ici, le coût est nul pour la commune : on met juste le bâtiment à disposition pendant 33 ans.
 Et nous restons partie prenante du projet puisque le fonctionnaire délégué de la Région tient compte de notre avis pour le permis d’urbanisme.
» 
Article de ANNICK GOVAERS pour le journal La Meuse H-W du 19 octobre 2013

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