Un mystérieux incendie de voiture

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12 setp caddy.JPGGaël, trouvé sur place, ne se souvient de rien

En septembre 2011, la police de police du Condroz est appelée à Nandrin, le long de la route du Condroz, pour un incendie d’une VW Caddy. 
Deux ans plus tard, on ne sait toujours pas comment ce véhicule a pris feu.
 Le jeune Ansois de 24 ans inquiété dans cette affaire et poursuivi devant le tribunal correctionnel de Huy pour ces faits ne se souvient de rien.
Depuis deux ans, il n’en dort plus.
 Pour la première fois de sa vie, Gaël, 24 ans, est cité à comparaître devant un tribunal pour un vol de voiture retrouvée incendiée à Nandrin, le long de la route du Condroz. 
Son propriétaire l’avait garée le long de cet axe fort fréquenté en espérant la vendre plus rapidement.
La nuit du 24 septembre 2011, par un mystère qu’on ne s’explique toujours pas, elle a été déplacée de quelques mètres avant de prendre feu.
Quand les policiers arrivent sur place, ils trouvent, à côté du véhicule, un homme ivre, porteur d’un briquet. Une vitre est brisée.
Les forces de l’ordre tentent de l’entendre. Dur.
 «Avec mon cousin, j’avais fêté mon anniversaire.
Et je reconnais, j’avais beaucoup bu», a confessé mardi le jeune Ansois devant le tribunal correctionnel de Huy où il doit répondre de ces faits.
Entre le restaurant d’Ans où la fiesta a commencé et le dancing le Monastère, il dit ne plus se souvenir de rien de rien. 
«Je me suis réveillé dans cette voiture, assis sur le siège passager.
 Comme il y avait des morceaux de verre, je me suis déplacé sur le siège du conducteur ».
 C’est alors qu’il a senti une odeur de roussi. 
«Je me suis immédiatement extrait du véhicule en feu. »
Au parquet, le substitut Lykops a pointé les lacunes de ce dossier.
«Je ne vous cache pas, c’est une pierre dans mon jardin. 
Il n’y a pas d’expertise. 
On ne sait pas comment ce véhicule a pris feu. 
Nous n’avons pas d’expertise automobile non plus.
 Et on n’a pas retrouvé de trace d’accélérant». 
Les seuls éléments dont il dispose sont les deux témoignages des employés de la friterie située non loin des lieux du sinistre. 
«D’après ces deux témoins, une Golf noire a été vue sur place.
 Un homme en est sorti pour discuter avec un second.
Puis il a regagné son véhicule, laissant l’autre sur place. »
Une trace de semelle ondulée qui correspond à celle portée par le prévenu, a également été retrouvée sur la VW. 
Pour la défense, il s’agit d’un type de semelle très commun.
Bref, plutôt maigre pour faire du jeune Ansois un coupable. 
«Rien ne dit même qu’on a mis le feu au VW Caddy », soupire le substitut Lykops qui a requis l’acquittement du jeune homme au bénéfice du doute. Jugement le 8 octobre. 
Article de MARIE-CLAIRE GILLET pour le Journal La Meuse H-W du 12 septembre 2013

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