On voyait les flammes depuis la route du Condroz en photos

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Le feu a ravagé un bâtiment de l’ASBL Les Coquelicots, rue des Haies à Nandrin, durant la nuit de jeudi à vendredi. 
Ce centre accueille durant la journée des personnes souffrant de déficience mentale.
Heureusement, personne ne se trouvait à l’intérieur de l’établissement au moment des faits. 
Actuellement, on ignore si l’incendie est d’origine accidentelle ou criminelle.

Un incendie a ravagé un bâtiment du centre de jour pour personnes handicapées

Des photos par sympathie de JCLet ED Clic ici 

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C’était la consternation, hier matin, à l’ASBL Les Coquelicots à Nandrin. 
Impuissant, le personnel a découvert son lieu de travail totalement détruit par les flammes ou par l’eau utilisée pour éteindre l’incendie.
Une véritable catastrophe pour ce centre de jour pour personnes adultes handicapées mentales.
«J’ai reçu une alerte incendie sur mon GSM.
 Je suis arrivé sur place vers 23h55, en même temps que les pompiers.
 Les flammes se voyaient depuis la route du Condroz. 
Elles faisaient facilement six mètres de haut», nous raconte Thierry Fourneau, responsable de l’ASBL.
Ce dernier est resté sur les lieux du sinistre jusqu’à environ 4 heures du matin. Les
hommes du feu étaient toujours en train de combattre les dernières flammes. «Il y avait un foyer très difficile à éteindre.
Il se trouvait dans un bureau avec des ordinateurs».
Malgré le travail des pompiers, un bâtiment a été totalement ravagé. 
Un endroit central pour le personnel et les personnes qui fréquentent l’association.
C’était à cet endroit que les cours de peintures, dessins, tricot… étaient donnés. 
«Mon local de logopédie est totalement détruit. 
Les huit ordinateurs qui s’y trouvaient ont fondu.
 Le scanner, les jeux, les feuilles d’exercices… tout est fichu. J’avais aussi des feuilles d’exercices et des CD spécifiques pour les personnes handicapées. 
C’est un travail de 25 ans qui a brûlé», commente Paulette Marcal, logopède, en nous montrant son bureau.
Au rez-de-chaussée, la pièce de stimulations sensorielles est inondée. 
Le matelas d’eau et la sono ont également été victimes du feu.
Actuellement, on ignore encore ce qui a provoqué l’incendie. Les experts devaient aller sur place.
 La thèse accidentelle est privilégiée.
 Depuis une semaine, le toit du bâtiment était en réparation.
 «On ne sait pas si c’est cela. 
On a aussi entendu un feu électrique. Mais impossible de savoir exactement ce qu’il s’est produit», poursuit Thierry Fourneau.
Heureusement, l’incendie n’a fait aucune victime. La quarantaine de pensionnaires ne vient que pendant la journée. Hier matin, les responsables ont prévu les parents. Pour les résidents, c’est un peu une deuxième maison qui est partie en fumée. 
Article de DÉBORAH TOUSSAINT pour le journal La Meuse H-w  du 31 aout 2013



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« Si nous pouvons les aider, nous le ferons »

Michel Lemmens, bourgmestre de Nandrin, a été averti de cet incendie par les policiers de la zone du Condroz. «Je suis allé hier sur place.
 J’ai proposé nos services au directeur de l’ASBL, mais je ne connais pas encore leurs besoins.
Si ça entre dans nos possibilités, nous pourrons, par exemple, mettre nos espaces à la disposition des pensionnaires. 
En tout cas, si nous avons la possibilité de les aider, nous le ferons.
Je dois encore m’entretenir avec la direction pour voir ce que nous pouvons faire. 
C’est une association respectée et respectable », nous explique le mayeur.
Notons que c’est la première fois qu’un tel incendie se produit dans cette ASBL. 
D.T

« Nous avons besoin de nouveau matériel »


Le local incendié fait office de salle polyvalente pour les pensionnaires du centre. 
C’est là que les différents ateliers se déroulaient.
 À présent, beaucoup de matériel est inutilisable.
«Toute aide est la bienvenue.
Nous avons besoin de jeux de société, de puzzles, de matériel éducatif. Et nous acceptons également les dons», nous explique Olivier Philippart, directeur de l’ASBL Les Coquelicots.
Hier, il n’y avait plus d’eau courante ni d’électricité. Impossible donc de contacter l’association.
Mais cela devrait être bientôt rétabli.
Quant aux pensionnaires, ils n’ont pas pu être accueillis, ce vendredi. «L’ASBL Les Chanterelles ont déjà proposé de prendre quelques jeunes. La semaine du 9 septembre, ils partent au camp, donc ça va. 
Mais nous n’avons encore aucune idée de comment on va s’organiser pour les accueillir la semaine prochaine. Nous allons nous débrouiller », commente le responsable Thierry Fourneau.
Si vous avez envie d’aider l’ASBL,
vous pouvez la contacter au numéro suivant : le 085/51.12.87. 

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