« Une boutique, c’est mon rêve » Nandrinoise Laure crée des cupcakes hors du commun

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laura 9 aout.JPGLa cuisine, et tout particulièrement la pâtisserie, c’est la grande tendance du moment. 
Laure Beaulieu, jeune Nandrinoise, se passionne pour les cupcakes, ces petits gâteaux décorés aux possibilités de création infinies.
Son rêve : pouvoir un jour vivre de sa passion.

Laure est secrétaire médicale au CHU.
 Depuis peu, elle a quitté le cocon familial de Vyle Tharoul pour prendre son indépendance et s’installer seule dans son appartement à Nandrin.
Mais la demoiselle n’a pas oublié la passion qu’elle a toujours partagée avec sa maman : la pâtisserie.
« J’ai toujours été aux fourneaux avec elle.
 Elle m’a tout appris dès le départ. Et j’aime ça. C’est un vrai loisir pour moi. Il y a quelques mois, j’ai découvert les cupcakes. C’est une grande mode qui vient des États-Unis et qui prend de l’ampleur en Europe.
 Je me suis lancée et depuis, j’en fais pratiquement tous les jours ».
Ce qui a plu tout particulièrement à Laure, ce sont les possibilités énormes de création qu’offre ce petit gâteau. « J’ai mis du temps à trouver la recette de base pour le cake. Il fallait qu’il soit ni trop moelleux, ni trop sec. 
Maintenant, je pense que je l’ai.
Alors je peux décliner en fonction de mes envies.
Je suis une grande fan de chocolat, je le marie avec beaucoup de choses, des fruits, des biscuits.
Mais je fais aussi d’autres choses.
Ce qui est génial avec les cupcakes, c’est qu’on peut jouer aussi bien avec la décoration, le glaçage ou le goût du cake au milieu. C’est très varié ».
Et la jeune fille ne manque pas d’imagination. Elle a pris l’habitude de laisser son esprit vagabonder dans les rayons confiseries des supermarchés.
 « Je joue avec les barres de chocolat, par exemple.
J’ai eu l’idée de faire un cupcake au Kinder Bueno, au Twix, au Ferrero Rocher. J’ai aussi des bonbons qui me donnent de l’inspiration. Le cupcake aux fraises Tagada est assez original ».
Aujourd’hui, Laure Beaulieu travaille à plein-temps au CHU.
Mais elle adorerait pouvoir vivre de sa passion : « Pour l’instant, j’ai fait un site Internet. Il m’arrive de faire des fournées pour des amis, la famille. Je ne fais payer que les ingrédients.
J’envisageais de me lancer comme indépendante complémentaire, mais il faudrait que je fasse un an et demi de cours pour avoir un accès à la profession. C’est beaucoup de travail.
L’ultime rêve, évidemment, ce serait de pouvoir ouvrir ma propre boutique. Mais avec la conjoncture actuelle, je n’oserais pas prendre le risque. Ce n’est pas simple de se lancer dans le commerce ».
En attendant, Laure continue à développer des recettes : « Le site me sert surtout à communiquer avec d’autres passionnés, à échanger des idées. J’ai envie de rencontrer des personnes qui partagent mon hobby. 
Du coup, quand j’ai une nouvelle idée, je peux recevoir des conseils ou vice versa, en donner ».
En plus du plaisir qu’elle a à les fabriquer, la demoiselle n’hésite pas à les déguster : « C’est le côté génial de la pâtisserie, je suis obligée de tout goûter pour savoir si c’est bon.
Comme quand j’étais enfant, je n’hésite pas à mettre le doigt dans le plat pour finir le chocolat. Et j’adore les cupackes. Par contre, c’est costaud. Même si j’évite de faire mes glaçages à la crème au beurre.
Je préfère le mascarpone, moins bourratif. Je n’arrive pas à en manger plus de 4 à la suite »,
sourit-elle. l
Article de NOÉMIE BOUTEFROY dans le journal La Meuse H-W du 9 aout 2013

laura2 aout 9.JPGLe plus grand succès des inventions de Laure, c’est un grand classique : le pommes caramélisées-spéculoos.
Elle a eu la gentillesse de nous faire déguster quelques-unes de ses créations et nous avons eu un coup de cœur pour son cupcake caramel au beurre salé. Le gâteau est très moelleux, délicatement sucré au caramel et le glaçage rappelle parfaitement la subtilité du produit de base.
 Un vrai délice.
Mais Laure tente aussi des associations plus surprenantes. 
 Elle propose dans ses parfums une alliance kiwichocolat, ou encore un goût Schtroumpf Haribo. 
On retrouve aussi nougat, melon-noix de coco et Oreo.
Laure Beaulieu invite aussi ses amis à lui proposer de nouvelles idées : « Il suffit qu’on m’apporte les ingrédients et je m’occupe de chercher les associations équilibrées.
 C’est amusant. 
Et c’est l’énorme avantage du cupcake, tout est permis.
Je peux faire des décorations particulières, des animaux, des fleurs en pâte à sucre, si les gens ont envie de faire quelque chose de personnalisé. 
 Mais évidemment, dans ces cas-là, le coût est tout de suite plus important.
 Il faut beaucoup de travail aussi, plus la décoration est fine, plus c’est long ». 

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