René Dumonceau nous a donné sa version depuis la France.

Lien permanent

jrd 25 mai.JPGLe parcours de René Dumonceau est atypique.
 Il a commencé sa carrière à Vottem, dans la police fédérale, avant de passer par la brigade de gendarmerie et à la BSR de Bruxelles.
En 1987, il revient alors dans sa région liégeoise natale, quand il est affecté à la gendarmerie de Seraing.
«Entre 90 et 95, j’étais affecté à la section holdup.

Mais j’ai également organisé une battue sur un terril d’Ougrée pour retrouver Julie et Mélissa.»
A cette époque, l’homme vivait à Villers-le-Temple (Nandrin) où «j’ai créé le syndicat d’initiative et adhéré au MR local. »

Mais ses nombreux différends avec sa hiérarchie vont finalement amener René Dumonceau à déménager à de multiples reprises.
Il passera ainsi successivement par Huy et Marche.
«À Huy, on m’a accusé de divulgation du secret professionnel.
J’ai été relevé de mes fonctions pendant un an et demi, avant d’être blanchi.
Mais on m’a demandé d’aller travailler ailleurs.
Je me suis retrouvé à Marche, et c’est là que mes ennuis ont commencé.
J’ai fait une dépression nerveuse, j’ai quitté ma femme et j’ai déposé plainte contre ma hiérarchie.» 
Muté encore une fois, à Namur cette fois, le Liégeois se fait finalement licencier de la police en juin 2007, après avoir été condamné à 200 heures de travail par le tribunal correctionnel pour « utilisation abusive des banques de données de la police fédérale. »
Pendant quelques années, il « survivra » avec son maigre chômage, avant de se retrouver à court d’argent. «Je ne savais plus payer le loyer.
 J’ai donc cherché une autre maison, mais en Belgique, personne ne voulait de moi.
 C’est comme ça que je me suis retrouvé en France.»
Et qu’il a commencé à exploiter ses dons de thérapeute, «hérités de ma mère». Jusqu’au 11 avril dernier, quand les gendarmes français ont débarqué chez lui. 
Article écrit par G.W pour le Journal La Meuse H-W et Liege version papier du 25 mai 2013

Commentaires

  • Merci pour cette publication.
    Coeurdialement.
    René

  • a défaut de l'entendre ,il vaut mieux lire ça que d'être aveugle

Les commentaires sont fermés.