Benoît Baltus bientôt libéré ?

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45.JPGL’assassin de l’agricultrice nandrinoise, Anne-Marie Prévot, doit passer ce matin  devant le Tribunal d’application des peines à la prison d’Andenne où il purge actuellement une peine de 30 ans. 
Il demande un bracelet électronique.
Le 11 mars 2003, la vie de tout un village a basculé. 
Le jour de l’assassinat d’Anne-Marie Prévot, agricultrice nandrinoise de 37 ans, mère de trois enfants. 
Son mari,Benoît Baltus, l’a abattue de trois coups de fusil (dans le bras, la tête et la poitrine) avant de déguiser son crime en vol, suivi d'un crime
crapuleux. La victime avait été retrouvée morte dans la cuisine de la ferme que le couple exploitait à Villers-le-Temple, entourée d’argent,de bijoux et d’une casserole
remplie de pommes de terre.
Mais l’enquête s’oriente rapidement vers le mari infidèle, Benoît Baltus.
Au fil des auditions, il va changer plusieurs fois de versions.
Mais finira par avouer, tout en niant la préméditation.
Deux ans plus tard, l’homme est jugé devant la Cour d’assises de Liège. 
«Ce mardi-là, une nouvelle dispute a éclaté alors que nous étions dans l'étable, a-t-il expliqué à son procès.
 J'étais en ligne avec une amie commune et mon épouse a cru que j'étais au téléphone avec ma maîtresse. 
Elle se doutait que je voyais quelqu'un.
 Elle voulait connaître son nom. Elle pleurait, a regagné la cuisine, je l'y ai rejoint.
J'ai dit le nom de ma compagne,Anne-Marie la connaissait. 
Elle était très énervée. 
Elle m'a menacé d'un couteau et a crié qu'elle allait me tuer, abattre ma maîtresse et se donner la mort. 
J'étais hors de moi.
je suis allée chercher l'arme dans la remise et j'ai tiré à trois reprises. »
Les jurés n’ont pas été cléments : ils ont estimé que le Nandrinois avait prémédité son geste (il devient donc un assassin) et l’ont condamné à 30 ans de réclusion.
Un séjour qui pourrait être plus court que prévu, si les juges du Tribunal d’application des peines d’Andenne en décident ainsi, ce jeudi. 
Le Nandrinois souhaite en effet bénéficier de la surveillance électronique (via un bracelet).
 S’il obtient gain de cause, Benoît Baltus aura passé dix ans derrière les barreaux.
Article da AG dans le journal La Meuse H-W 24 janvier 2013

HENRI PRÉVOT
Le père de la victime et ancien mayeur de Tinlot, Henri Prévot, n’est pas au courant du passage de Benoît Baltus devant le Tribunal d’application des peines.
«J’aimerais être tenu au courant mais ce n’est pas le cas. 
Il ne manquait plus que ça », souffle-t-il, toujours aussi affecté par la disparition de sa fille Anne-Marie. 
«Quelle foutaise.
Il ne faut pas rigoler, quand on est condamné à 30 ans de prison, on ne sort pas après 10. »
 L’octogénaire n’est pas opposé à une sortie de prison, mais pas dans l’immédiat. «C’est encore trop tôt.
 Il mériterait de ne jamais sortir mais il faut bien pardonner un jour. 
Moi je suis trop vieux pour cela, je ne ressens que colère et chagrin.
S’il est remis en liberté, qu’il ne traîne pas dans le coin. » 
Article de AG La Meuse H-W du 24 janvier 2013

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