NANDRIN – TRAITEMENT INHUMAIN

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m.jpgLe 28 novembre dernier, c’est un beau jeune homme, bien habillé et à l’air gentil qui s’est présenté devant le tribunal correctionnel de Huy. Jonathan, 27 ans, Nandrinois est cuisinier.
 Il travaille dans une pizzeria hutoise.
Au premier abord, il inspire confiance.
 Pourtant, lorsqu’il a pris la parole devant le  juge Marchal, les personnes présentes dans la salle se sont figées d’horreur. 
Les faits dont on l’accusait étaient insoutenables.
À l’époque, Jonathan venait de  rencontrer Clémentine. 
Les  deux jeunes avaient une relation chaotique. 
Tous les deux prenaient régulièrement de la drogue. 
Clémentine vivait séparée de sa famille et Jonathan souffrait de graves problèmes psychologiques. 
Les disputes entre eux étaient fréquentes.
Mais un soir, ce qui aurait pu être une simple altercation entre amoureux a pris une tout autre tournure, comme l’a raconté Clémentine à la police : « Ce soir-là, nous sommes sortis avec des amis. En rentrant, très tard, nous nous sommes disputés,
pour pas grand-chose. Je ne me souviens plus du sujet. J’ai fini par m’endormir. Et quand je me suis éveillée, tout a commencé ».
À l’époque, Jonathan avoue qu’il consommait entre 10 et 12 grammes de cocaïne par jour :« Je n’avais pas dormi depuis 72h,je ne savais plus ce que je faisais.
J’étais défoncé tout le temps. 
J’ai pété les plombs.
 Je ne pourrais pas expliquer ce qui m’a pris ».
En attendant, Clémentine s’est retrouvée menottée au radiateur dans la chambre et pendant des heures, elle a dû subir les sévices de Jonathan.
Le jeune homme lui lançait des piles et plus ou moins tous les objets qu’il avait sous la main,la piquait avec un couteau sur tout le corps et la frappait.
Plus grave encore, pendant toutes ces heures, la jeune fille a craint pour sa vie. À plusieurs reprises, Jonathan l’a étouffée avec un sac en plastique, un coussin. 
Il lui a aussi mis un couteau sous la gorge en la menaçant de la tuer.
Devant le tribunal, Jonathan avait exprimé ses regrets : « Je suis allé en prison. Ça a été un vrai déclic pour moi. Je me suis rendu compte qu’il fallait que j’arrête la drogue. J’ai vraiment des regrets pour ce que je lui ai fait subir.
 À ce moment-là, j’avais l’impression d’être à côté de mon corps. Je me voyais faire quelque chose de mal. Et je ne savais pas m’arrêter . Je suis désolé. Je n’ai aucune envie de lui faire du mal.
Je lui souhaite de pouvoir se reconstruire et d’oublier tout ça. ».
La substitut du procureur du Roi avait requis une peine sévère de 4 ans contre le jeune homme. Son avocate avait plaidé
pour qu’il puisse bénéficier d’un sursis probatoire, afin de se soigner. Il ne pourra pas en profiter. Il a été condamné hier à 4 ans de prison ferme. voir article complet dans le journal La Meuse Huy -Waremme article de N.B.

Commentaires

  • Les faits sont graves mais il exprime des regrets qui ont l'air sincère. Ils se droguaient tous les deux. J'estime que c'est un cas de justice à deux vitesses. Des faits plus graves sont, souvent, moins punis!

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