Feux d’artifice interdits pour ce réveillon 2020-2021 attention aux amendes !!! (31/12/2020)

Feux d’artifice interdits pour  ce réveillon : minimum 250 € d’amende  

Certains amateurs n’ont pas attendu  le 31 décembre pour être pris en flagrant délit 

Il vous reste quelques « fusées » dans votre garage ?
 
Vous comptiez tirer un petit feu d’artifice depuis votre jardin pour célébrer le passage à l’an neuf ?
 
Mauvaise idée !
 
Une interdiction a été mise en place et les amendes seront « carabinées ».
 
En Flandre, des adultes pris en flagrant délit vont devoir payer chacun 750 €.  
 
La Saint-Sylvestre 2020 fera certainement plaisir à nos compagnons à quatre pattes.
 
Pourquoi ?
 
Ce passage à l’an neuf ne sera (exceptionnellement) pas rythmé par les bruits des feux d’artifice ou autre pétards.
 
Ces derniers font l’objet d’une interdiction spéciale valable de nuit… comme de jour !
 
« Cette une disposition reprise dans l’arrêté royal portant sur des mesures d’urgence pour limiter la propagation du coronavirus », nous rappelle le gouverneur du Hainaut, Tommy Leclercq, qui comporte la sécurité parmi ses missions.
 
« Ce texte a une portée nationale et s’applique donc à l’ensemble du territoire ».
 
Les raisons
 
Si nos gouvernants ont pris une telle mesure, ce n’est pas par hasard. Publié au Moniteur belge, l’arrêté royal reprend les justifications du législateur.
 
Cette interdiction a été prise pour « éviter les attroupements suscités par les organisations de feux d’artifice et les contacts physiques que ces rassemblements engendrent ».
 
Mais le législateur veut « éviter également les accidents et les hospitalisations supplémentaires que ce type d’événements est susceptible de provoquer, tant en raison du matériel utilisé que de l’attroupement d’un grand groupe de personnes ».
 
Du coup, le texte précise bien que l’utilisation de ces articles est interdite « tant dans le domaine privé que dans l’espace public. »
 
Que risquez-vous ?
« C’est une amende de 250 € qui peut être majorée par le parquet s’il estime par exemple qu’il y avait un rassemblement de personnes », nous explique la commissaire divisionnaire Virginie Wuilmart, chef de corps à la zone de police des Trois Vallées.
 
« Sur notre zone, nous serons surtout attentifs aux « lockdown parties », aux rassemblements et au respect des règles du couvre-feu », ajoute la commissaire divisionnaire.
 
« Pour le reste, nous devrons agir sur les interventions courantes qui tombent.
 
Nous n’allons donc pas organiser prioritairement nos missions sur la surveillance des feux d’artifice, mais nous resterons attentifs au respect des règles. Et nul n’est censé ignorer la loi. »
 
Certains citoyens n’ont pas attendu le 31 décembre pour être pris en « flagrant délit ».
 
Ainsi, la police de Saint-Nicolas (Flandre-Orientale) a interrompu ce samedi une fête de famille avec 18 personnes après le lancement d’un feu d’artifice.
 
Les adultes présents ont immédiatement reçu une proposition de transaction à l’amiable de 750 euros !
 
La réunion a été interrompue et les membres de trois familles ont dû rentrer chez eux.
 
Du côté de la Capitale, la police locale de la zone Bruxelles Ouest a saisi la semaine dernière près de 900 kg de feux d’artifice illégaux dans un garage sous-terrain à Koekelberg.
 
 
L’affaire avait débuté le 24 décembre lorsque deux individus avaient été interpellés alors qu’ils transportaient une importante quantité d’articles pyrotechniques interdits.
 
À la suite de cette interpellation, des perquisitions ont été menées à plusieurs endroits en région bruxelloise et elles ont permis la découverte de ce fameux stock.
 
 
Paradoxalement, notons que la vente de ces articles n’est pas interdite.
 
Les commerçants de feux d’artifice ont donc annoncé qu’ils ne comprenaient pas l’interdiction de l’utilisation de leurs produits dans le milieu privé. Ils ont dénoncé une mesure « ni justifiée, ni justifiable ».
 
Par  GUILLAUME BARKHUYSEN
 

Par Guillaume Barkhuysen

Journaliste politique et société
 

Attention à ce que vous allez faire ce soir: voici ce que vous risquez en cas de non-respect des règles durant cette nuit du Nouvel An

 

Le Collège des procureurs généraux avait adopté des directives supplémentaires concernant les infractions aux mesures « coronavirus » pour les fêtes. Les amendes en cas de fêtes illégales sont notamment augmentées.

Les procureurs généraux se montrent plus sévères envers les fêtes clandestines, ou « lockdown party ». Les amendes pour les participants sont en effet relevées de 250 à 750 €. Pour les organisateurs, elles peuvent aller jusqu’à 4.000 €. Le parquet peut également décider de citer directement des personnes devant le tribunal correctionnel.

« Le procureur du Roi pourra aussi saisir le matériel utilisé (sono, pompe à bière, véhicule des organisateurs, GSM…). (…) Il aura aussi la possibilité de procéder à la saisie des véhicules des participants. » « Plus personne ne pourra dire : ‘je ne savais pas’ », a commenté Ignacio de la Serna, procureur général de Mons.

 Lockdown Party ou rassemblements familiaux pour les fêtes : quelles différences ?

Oui, la police pourra rentrer chez vous !

Enfin, concernant les visites domiciliaires, soit le fait d’entrer dans une habitation privée pour rechercher et constater des infractions aux mesures anti-Covid, la police ne pourra y avoir recours qu’à certaines conditions strictes, prévues par la circulaire du Collège des procureurs généraux. La police, pour entrer, doit ainsi premièrement bénéficier du consentement écrit et préalable de la personne qui réside dans ce lieu.

Deuxièmement, si elle constate une infraction aux mesures en flagrant délit, la police pourra éventuellement pénétrer dans les lieux mais uniquement si elle dispose de l’accord préalable du procureur du Roi. « Car il y a une condition de proportionnalité à apprécier et le magistrat doit pouvoir vérifier s’il y a des indices sérieux qui laissent penser qu’une infraction est en train d’être commise. »

« Respecter l’interdiction de rassemblement et le couvre-feu est essentiel pour maintenir – tous ensemble – l’épidémie sous contrôle », insiste Johan Delmulle, président du Collège des procureurs généraux. « Notre mission et notre devoir sociétaux consistent à continuer à y veiller scrupuleusement, dans l’intérêt de chacun et par respect pour ceux qui suivent les règles. »

Article complet Clic ici 

 

17:55 Écrit par Jeannick | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |