le facteur teste le paiement électronique (10/09/2020)

Nouveau : le facteur teste   le paiement électronique (enfin) 

Le cash ne sera plus la seule solution 

La plupart des gens paient leur colis acheté en e-commerce lors de la commande et par internet. Mais pas tous. Certains ne paient le colis qu’à sa réception et ceux-là n’ont d’autre choix, si bpost est le livreur, que de payer le facteur en liquide. Bpost pense enfin à équiper ses quelque 10.000 facteurs d’un moyen de paiement électronique. Après une phase test, le système pourrait être étendu à l’ensemble du pays fin octobre.  

Cela paraît incroyable d’écrire cela en 2020 mais le citoyen qui ne paie son colis à bpost qu’à la livraison n’a pas d’autres solutions que de payer son facteur en cash. C’est aussi toujours le cas lorsque vous achetez une plaque d’immatriculation à la DIV. Et quand le client paie cash, il est prié d’avoir le compte juste car le facteur n’a pas toujours la petite monnaie sur lui.

Merci d’avoir le compte juste
 
Bien sûr, il y a des plafonds, le facteur ne manipule pas des sommes astronomiques : il en va de sa sécurité. Et ce mode de paiement reste minoritaire sur l’ensemble des colis.
 
« Le paiement cash doit représenter entre 1 et 4 colis par jour par facteur », nous dit Stéphane Daussaint, responsable général de la CSC Transcom-Poste.
 
« Nous étions demandeurs d’un système électronique afin de limiter les contacts avec l’argent, en cette période de coronavirus. Maintenant, on espère qu’en tant que service public, bpost acceptera encore l’argent liquide pour les personnes qui préfèrent ce mode de paiement.
 
Et que les deux modes de paiement cohabiteront ».
 
Selon nos infos, le cash resterait autorisé, en parallèle.
 
 
Quel type de paiement électronique sera mis en place ?
 
Bpost estime qu’il est trop tôt pour communiquer sur la question. Mais selon nos informations, entre le terminal bancontact portable et une nouvelle application sur le « mobi » déjà utilisé par les agents bpost, le choix se porterait sur la 2 e option.
 
La nouvelle application du mobi permettrait même d’éviter tout contact puisqu’il s‘agirait de scanner un QR Code présenté par le client.
 
Le paiement électronique est en phase test à Woluwe-Saint-Pierre et à Wavre notamment. Si le test s’avère concluant, il pourrait être généralisé sur le pays à la fin du mois d’octobre.
 
Du côté syndical, on reste prudent. Si ce nouvel outil facilitera la vie des facteurs et les protégera davantage des vols avec violence (devenus extrêmement rares), il leur libérera du temps. Fini de rentrer au bureau pour rapporter l’argent et faire les comptes.
 
« Si ce gain de temps permet au facteur de distribuer davantage de colis, ok, c’est son core business, d’autant qu’il y a de plus en plus de colis à distribuer. Si c’est pour lui demander de remplir d’autres missions, alors là, on demande à voir », nous dit-on.
 
Le relevé des compteurs d’eau, l’aide au citoyen pour remplir un formulaire de demande d’aide du CPAS, la livraison des courses… Tous ces nouveaux métiers ont été testés par bpost, mais sans lendemain.
 
 
« Les têtes pensantes de bpsot débordent d’imagination et regorgent d’autres idées pour rentabiliser l’entreprise », nous dit-on.
 
 
Article de FRANÇOISE DE HALLEUX 
 

05:55 Écrit par Jeannick | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |