Attention soyez vigilants, Cyber-pervers : plusieurs victimes wallonnes ! (13/06/2020)

Plusieurs centres de PMS, en Fédération Wallonie-Bruxelles, ont décidé d’envoyer un courrier aux parents de jeunes âgés de 13 à 16 ans, pour les mettre en garde : début juin, un pervers avait profité de la naïveté de plusieurs jeunes filles d’établissements scolaires du Brabant wallon, les invitant à passer une visite médicale virtuelle afin qu’elles puissent s’inscrire à l’école.

En prétextant que les visites médicales classiques étaient rendues impossibles en raison de la crise du coronavirus, l’individu qui se présentait comme médecin, était parvenu à « ausculter » plusieurs jeunes filles à distance, en les invitant à se dénuder devant la caméra de leur ordinateur.

Au moins deux plaintes ont été déposées à la police de Braine-l’Alleud, et une enquête a été ouverte dans le Brabant wallon.

On a appris, ce vendredi, que ce cyber-pervers avait fait d’autres victimes en Wallonie : des faits ont notamment été rapportés en province du Luxembourg, nous confirme-t-on à bonne source. Un magistrat y a d’ailleurs été désigné également pour suivre l’enquête.

Pris comme prétexte par cet individu pour arriver à ses fins, des centres PMS de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont envoyé un courrier aux parents d’élèves susceptibles d’être confrontés à ce type d’agissements.

« Personnellement, nous n’avons pas eu de cas chez nous, mais pour appeler à la vigilance des parents, nous avons préféré envoyer ce courrier », explique l’infirmière du PMS de Seraing, Manorama Pirschel. « Avec internet, tout le monde peut être touché, même si les faits se passent dans une autre région ».

 
Une mise en garde appréciée, qui rappelle l’importance d’être vigilant quant à l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux par les plus jeunes.
« Les escrocs jouent, en cette période de covid, sur l’inquiétude des citoyens », estime Olivier Bogaert, commissaire à la Computer Crime Unit de la Police Fédérale, qui constate une hausse de cyber-criminalité ces derniers mois.
« Avec des pervers sexuels, on peut se retrouver ensuite dans des situations de chantage, où les victimes sont menacées que l’on dévoile les images prises si elles ne font pas telle ou telle chose, ou si elles parlent ».

Article et rédaction par L.P.

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19:05 Écrit par Jeannick | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |