Des masques pour adultes, enfants, professionnels de la santé, etc., stérilisables et réutilisables (15/04/2020)

Voici la start-up belge qui veut sauver des vies avec ses masques futuristes !

Baptisée nanOx, une start-up belge s’apprête à lancer sur le marché des masques de protection professionnels et vraisemblablement révolutionnaires. Son objectif ?

Sauver des vies en mettant un terme à l’incroyable pénurie de masques de protection qu’on connaît actuellement et qui menace de plus en plus sérieusement notre santé à toutes et à tous.


Tandis que celles et ceux qui nous soignent, assurent notre sécurité, ou, encore, nous permettent tout simplement de (sur)vivre au quotidien, manquent cruellement de masques de protection professionnels pour pouvoir faire face au coronavirus ; sans mettre en jeu leur santé ainsi que celle de leur famille ou d’autrui.


Tandis que les appels à généraliser le port du masque de protection pour la population se font également jour de toute part à l’approche du déconfinement qui arrivera tôt ou tard ; faute de politique d’avoir voulu ou pu – c’est selon ! – anticiper cette approche qui aurait probablement permis de sauver beaucoup plus de vies, entre autres dans nos maisons de repos pour ne prendre qu’un exemple.


Tandis que la fiabilité des masques de protection jetables made in China est mise en cause et que l’efficacité des masques en tissu cousus main – à tout le moins, pour les professionnels faisant face à une véritable charge virale – est limitée ; n’en déplaise à notre ministre de la Santé bruxellois ainsi qu’au SPF Santé Publique qui ont encouragé cette démarche citoyenne solidaire.


Baptisée nanOx, contraction des mots « nanoparticule » et « oxygène » pour faire référence à sa technologie brevetée qui ne laisse passer que l’oxygène et barre la route à ce maudit virus d’une taille de 60 à 140 nanomètres, une start-up belge, qui veut sauver des vies, a décidé de se retrousser les manches pour parvenir à développer une gamme de masques de protection futuristes qu’elle s’apprête aujourd’hui à lancer sur le marché (lire ci-dessous).


Sudpresse a pu suivre le processus de création de ces masques de protection futuristes et, le moins que l’on puisse écrire, c’est que le résultat semble réellement prometteur pour les deux raisons suivantes : primo, ceux-ci permettraient une filtration « totale » tant de l’air inspiré qu’expiré et, secundo, les parties « masque » – pour schématiser – et même – dans un futur proche – « filtre » sont prévues pour être stérilisables !


« Nos masques nanOx – le brevet est déposé – sont conçus pour être totalement stérilisables et donc réutilisables. Ils sont en mesure de filtrer des nanoparticules et, par conséquent, les virus qui se transmettent par gouttelettes et aérosols tels que le coronavirus », explique Nicolas Bustin, le « serial entrepreneur » qui a conçu ces masques de protection futuristes et a déjà représenté la Belgique à l’étranger pour ses multiples inventions.


« Grâce à leur membrane micro-perforée en silicone de qualité médicale qui est 100 % hypoallergénique, bactériostatique et hydrophobe, nos masques nanOx s’adaptent à toutes les morphologies du visage en couvrant parfaitement la zone « nez » et « bouche ».

Pour imager, on pourrait même dire qu’ils agissent telle une ventouse et permettent grâce à une technologie qu’on appelle VortOx+ d’avoir un processus de filtration aussi bien à l’inspiration qu’à l’expiration ; au contraire de ce qui se produit en utilisant un masque FFP2 jetable où la filtration est seulement assurée lors de l’inspiration et non pas de l’expiration qui se fait par les côtés », souligne Nicolas Bustin.


« Notre silicone est très stable et donc ultrarésistant à la chaleur.

Cela offre l’avantage de permettre un processus de stérilisation d’une simplicité enfantine, c’est-à-dire aussi bien à froid, en utilisant les mêmes capsules effervescentes de troclosène sodium destinées à stériliser les tétines de nos bébés, qu’à chaud, en faisant bouillir le masque nanOx dans l’eau ou en le plaçant au four à micro-ondes dans une pochette d’environ 120 millilitres d’eau », détaille Nicolas Bustin.

 

Rédaction par Didier Haine

Source

Un crowdfunding lancé, une bonne action à la clé

«On a prévu une gamme de masques nanOx qui va du masque pour la population (enfants compris) à celui pour les professionnels de la santé et de la sécurité qui sera, pour sa part, composé d’un silicone renforcé afin d’autoriser un usage intensif durant pas moins d’une année; sachant qu’un minimum de 300 stérilisations ont d’ores et déjà été testées en laboratoire sans que le masque ne bouge pas», précise Nicolas Bustin.

«Le prix de lancement sera de 29 euros pour un nanOx «grand public» avec un pack de 10 capsules de filtration KN95 /FFP2.

Pour pouvoir commencer le plus rapidement possible la production à grande échelle, nos concitoyens doivent savoir qu’on vient tout juste de lancer un crowdfunding sur KissKissBankBank qui permettra de passer une précommande en faisant par la même occasion une bonne action: un masque acheté équivalent à un masque offert aux soignants et aux professionnels qui en ont besoin en priorité! Par ailleurs, le prix unitaire des capsules de filtration, qui ont une durée de filtration minimale de 6 heures, aura un prix B2B d’un peu moins de 20 cent (HT
VA)», ajoute Nicolas Bustin. «Pour diminuer encore l’empreinte écologique de nos maques nanOx, qui est déjà 3,6 fois moins élevée que celle de son pendant jetable, on est également en train de plancher sur une unité à plasma qui autorisera la stérilisation des capsules de filtration jusqu’à cinq fois d’affilée avec une perte de 2,3% de filtration», conclut Nicolas Bustin dont le vœu le plus cher est de «sauver des vies» face au Covid-19 dont la propagation par aérosols est maintenant scientifiquement avérée.

D. H.


L’avis positif du virologue belge Marc Wathelet

 

Questionné au sujet de ces masques de protection futuristes, l’éminent virologue avant-gardiste Marc Whatelet nous a déclaré ce qui suit: «Cela m’a l’air prometteur. Nicolas Bustin a pu m’expliquer (vendredi dernier, NDLR) comment il pensait que son design allait fonctionner particulièrement bien. Ses chiffres sont très bons, le matériel est très bien et, en plus, il le vendra à prix tout à fait raisonnable. Nicolas Bustin est venu me voir en compagnie d’une personne d’une entreprise familiale spécialisée dans les matériaux de fil
tration qui a un concept de plis dans ses filtres pour augmenter la surface de filtration et cela me paraissait tout à fait raisonnable. Il est prévu de combiner ces deux technologies à l’avenir».
«PAS D’ÉQUIVALENT»… Et d’ajouter: «Le fait que le masque de protection imaginé par Nicolas Bustin soit en silicone, cela résout un problème qu’il n’est pas possible de résoudre avec un masque en tissu, à savoir la distance qu’il est nécessaire d’avoir entre la partie «filtre» et la bouche et le nez de l’utilisa
teur, afin d’éviter que le filtre ne se mouille beaucoup trop vite et qu’il ne perde à cause de cela de son efficacité. Le silicone a suffisamment de rigidité pour pouvoir donner une certaine forme au masque de protection et obtenir ainsi cette distance nécessaire. L’approche que Nicolas Bustin a avec le silicone, c’est très bien pensé, je pense que c’est une très bonne piste qu’il est occupé à développer. Je ne peux que le recommander jusqu’à présent et il n’y a actuellement pas d’équivalent sur le marché».

D. H

 

 

 

09:30 Écrit par Jeannick | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | | |