La Marchinoise a entamé l’écriture de son livre à 28 ans, un demi-siècle plus tard, il est publié (05/12/2019)

Lyvia Mercs, une Marchinoise de 78 ans, publie son second roman, « 28 rue sous les vignes », chez Edilivres. Elle a entamé cet ouvrage voici près… de 50 ans avant de se décider à l’envoyer chez un éditeur. En mars prochain, elle le présentera à la Foire du livre de Bruxelles.
« J’ai toujours écrit. À 12, 13 ans, j’ai gagné des concours de rédaction. Pendant 10 ans j’ai écrit des poèmes pour le bulletin local de Marchin et j’ai entamé mon roman « 28 rue Sous les vignes » à 28 ans. En même temps, je me suis mariée, j’ai eu quatre enfants, je les ai élevés… »
Et pendant près de 50 ans, le manuscrit a dormi dans un tiroir. Parfois remanié « Je l’ai bien réécrit trois fois » glisse Lyvia. Et patiemment dactylographié. « Je n’avais pas d’ordinateur, je tapais tout sur une machine que j’avais achetée chez Roger. Cela m’a pris un temps fou ! Et pas question de lire des extraits à mon mari. Il était d’origine hongroise et parlait mal le français. Il se méfiait un peu des femmes qui lisent et qui écrivent. Il disait qu’elles étaient trop rusées » sourit Lyvia.
Intrigue hutoise
Il y a quelques mois, après la publication de son premier ouvrage « Les Hirondelles » à compte d’auteur par « Les graphistes hutois », elle a décidé d’envoyer « 28 rue sous les vignes » à un éditeur parisien. Son manuscrit à fait mouche.
Edilivres a décidé de l’éditer, avec, en couverture une photo prise par sa fille Iby Fekete. Cette dernière, photographe amateur de talent, vient notamment de réaliser une série « A la vie à la mort » mettant en scène une mannequin et un squelette (La Meuse du 21 novembre). « Il y a un réel échange entre Iby et moi, raconte sa maman. Iby, c’est ma petite dernière, elle a une âme d’artiste comme mes autres enfants. »
« 28 rue Sous les Vignes » évoque la vie d’une famille qui réside à Huy. « J’ai tout imaginé, mais j’ai fixé le déroulement de l’intrigue à Huy. Autant parler d’une ville que l’on connaît ! Je n’allais pas placer mon intrigue à Manhattan ! J’évoque aussi les Vosges, une autre région que je connais bien. » Le roman évoque l’histoire d’une fillette de 11 ans, avec ses joies et ses drames. « Je passe du rire aux larmes, mais je ne m’appesantis pas sur les larmes. La vie est assez triste comme ça » conclut-elle.
En mars prochain, à la demande de son éditeur, Lyvia Mercs sera présente au salon du livre. À 78 ans, elle n’est pas prête de ranger son stylo. D’autres manuscrits dorment dans les tiroirs. « Notamment mes huit nouvelles hongroises. » Elle se promet de ne plus attendre 50 ans avant de les publier…

Par Aurélie Bouchat
 
« 28 rue Sous les vignes » publié chez Edilivres est disponible sur Amazon, Belgique-Loisirs et (bientôt) à la Dérive à Huy, 20 euros
 
Source

06:45 Écrit par Jeannick | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |