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  • L’emprunt d’un million d’euros passe à la trappe à Nandrin

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    Nouveau blocage au conseil communal de Nandrin, lundi soir.

    Les élus étaient appelés à se prononcer sur la conclusion d’emprunts (approbation des conditions et du mode de passation).

    Il s’agissait de quatre emprunts pour un montant total d’un million d’euros, dont 750.000 euros pour la nouvelle administration communale-CPAS.

    Le reste concernait notamment des réfections de voiries.

    Pour le bourgmestre PS, Michel Lemmens, le contexte économique est plus que favorable, « avec des taux négatifs, on gagne au final de l’argent en empruntant.

    C’est donc le moment d’investir », avance-t-il.

    Les groupes d’opposition ne sont pas convaincus.

    Union Pour Nandrin dénonce le dossier le plus onéreux de la législature.

    « Nous sommes favorables à réunir sous un même toit les services communaux et du CPAS mais ce projet-ci est démesuré.

    Avec près de 2 millions d’euros, on aurait pu construire deux à cinq classes à Villers et ramener la dette à moins de 2 millions d’euros , a déclaré Marc Evrard.

    Vous avez refusé tout débat d’idées.

    Vous avez empêché le conseil communal de proposer ce qui eut été pour nous la meilleure solution, celle d’installer la maison communale route du Condroz.

    Car le parking sur la place de Nandrin est devenu exigu.

    Qu’en sera-t-il demain? »

    uPN a voté contre le point.

    Tous Ensemble aussi, estimant le projet faramineux.

    « On s’est abstenu depuis le début, maintenant on devient plus ferme.

    Ils nous ont fait voter une note d’intentions et en fait, le train était en marche, plus possible de l’arrêter.

    C’est regrettable d’avoir mis un seul emprunt pour 4 choses différentes car nous aurions approuvé les 3 autres. »

    Avec le vote négatif de la conseillère de majorité, Murielle Brandt, qui attend toujours qu’un cdH monte au Collège, le point a donc été recalé.

    Provoquant l’ire du bourgmestre: « J’espère que vous gérez mieux vos finances personnelles que celles de la commune!»

    Que compte faire la majorité ?

    « Ils ne comprennent pas que tout est engagé!

    Les voiries sont déjà faites par exemple.

    Le budget est approuvé et ratifié par le ministre.

    On parlait ici de conditions de marché, pas d’un principe d’emprunt.

    Je ne sais pas si on va faire repasser le point mais s’il le faut, on payera sur fonds propres .»

    Article de ANNICK GOVAERS Source Sudinfo

  • Nandrin fait cavalier seul

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    Conseil communal du 30 décembre 2014.JPG

    Le Conseil a rejeté le Schéma de développement territorial

    A la surprise générale, les élus nandrinois n’ont pas approuvé le Schéma de développement territorial de l’arrondissement. C’est la première commune de Huy-Waremme à se retirer du SDT.
     
    Le Schéma de développement territorial (SDT), ce nom ne vous dit sans doute rien, mais il est aujourd’hui abondamment débattu dans les 31 communes de Huy-Waremme.
     Issu de la Conférence des élus Meuse-Condroz-Hesbaye, ce document dresse un état des lieux et les perspectives et stratégies d’avenir de notre arrondissement à l’horizon 2040.
    Il énonce de grands principes de développement en fonction des besoins de notre région (économie,équipements, mobilité,paysages, agriculture...).
     Il mise aussi sur les synergies entre communes. 
    Où est-il le plus judicieux de construire une maison de repos, une infrastructure sportive, un zoning commercial,un gros lotissement sont quelques-unes des questions posées par le Schéma. 
    Notons que ce document n’a pas valeur normative, il s’agit seulement d’un outil d’aide à la décision.
    LA PREMIÈRE À DIRE « NON » 
    Virginie Libert, coordinatrice de la Conférence des élus et géographe-urbaniste, est venue présenter le SDT au conseil communal de chaque entité.
     Jusqu’à présent, l’accueil des communes de Huy-Waremme a été positif.
    Celles qui ont discuté du SDT au conseil communal l’ont approuvé.
    A Villers-le-Bouillet, le point a été reporté pour être examiné en profondeur par la CCATM et les services communaux. 
    Nandrin est la première commune à dire « non » au Schéma de développement territorial.
     Ce qui a éveillé les craintes, c’est la densité de population citée dans le Schéma : 30 à 40 habitations à l’hectare. 
    «Nous en sommes pour l’instant à 8,3 habitations/hectare en moyenne à Nandrin. 
    Nous sommes tous attachés à la ruralité de notre commune, qui implique une faible densité de population.
    Je n’ose imaginer à quoi ressemblerait Nandrin si on suivait les recommandations du SDT ! On absorberait à Nandrin toute l’augmentation de la population de l’arrondissement, c’est de la folie !
    Même si le document a le mérite d’exister, nous ne pouvons le cautionner », a lancé Marc Evrard,de « Pour Nandrin ». 
    L’échevine de l’aménagement du territoire, Charlotte Tilman, en a convenu,même si elle a tenu à relativiser.
    «La densité inscrite m’a aussi sauté aux yeux. 
    On va annexer une remarque à notre avis, indiquant qu’il n’est pas question de prévoir une telle densité à Nandrin. 
    Mais je rappelle que ce document n’est pas obligatoire et qu’il faut le lire à l’échelle de l’arrondissement et non pas de Nandrin. 
    Il poursuit un objectif très important : rendre le territoire de Huy-Waremme plus performant. 
    La majorité nandrinoise adhère aux grands principes du SDT même si on compte s’écarter de certains points,comme la densité, puisqu’on garde notre autonomie communale.
    Notre propre règlement prévoit un habitat modéré de 15 habitations/ha max. »
     Et le mayeur d’ajouter : «Il n’y a pas de volonté de développer la densité mais de la permettre le cas échéant. » 
    Des interventions qui n’ont pas convaincu les deux partis d’opposition qui ont voté contre le SDT. 
    En l’absence de l’échevine de Potter et du conseiller Eric Cop (TE), le point a été rejeté par 7 oui contre 7 non et 1 abstention du conseiller Ecolo de la majorité Guy Brassel. 
    «Il ne s’agit pas d’un vote politique ou le signe d’une dissension au sein de la majorité.
    Je me suis abstenu simplement parce que je n’éprouve pas le besoin d’adopter ou non un tel document à ce stade, temporellement et spatialement.
     Vu sa complexité,je me sens un peu dépassé », se justifie-t-il. 
     
    Article de ANNICK GOVAERS
     
     
    CPAS 2014.JPG« Aider les aînés à rester chez eux »
     
    La présidente du CPAS, Béatrice Zucca,a présenté le budget 2015 de l’action sociale, ce mardi soir. 
    « J’aurais voulu adopter un ton enjoué mais il faut garder les pieds sur terre, il y a des difficultés.
    Certes, le CPAS de Nandrin ne compte pas beaucoup de revenus d’intégration sociale (RIS) mais nous devons malgré tout y faire face.
    Nous avons reçu une demande d’un exclu du chômage pour le 1er janvier 2015 », indique- t-elle.
    Pour rappel, la crèche sociale « Les Canailloux » est fermée.
     «Les enfants qui la fréquentaient ont été recasés dans les crèches privées,il en reste actuellement deux. 
    Le CPAS conclura une convention avec les crèches privées pour les prochaines demandes de parents qui n’ont pas les moyens ».
    L’argent du CPAS sert à aider les aînés nandrinois à rester le plus longtemps possible chez eux, via des aides familiales, aides-ménagères et les repas à domicile.
    Et les frais de personnel s’élèvent à 881.000 euros.
     «Nous avons adapté les échelles barémiques pour plusieurs agents et renforcé l’équipe sociale, souligne-t-elle.
    L’éducateur qui travaille à l’espace Jeunes est à la charge du CPAS. Une puéricultrice de la crèche fermée est à disposition pour renforcer l’encadrement à l’école maternelle et les garderies », ajoute Béatrice Zucca.
    La présidente a en outre rappelé la nécessité et la volonté de rapprocher l’administration communale et le CPAS, afin de réaliser des économies (de personnel, de matériel, de bâtiments, de travaux, etc.).
    A l’ordinaire, le budget CPAS 2015 se monte à 1,361 million d’euros en recettes et dépenses, et à l’extraordinaire à 0 euro. La dotation communale augmente de 10.000 euros pour arriver à 530.000 euros.
     Guy Mottet (TE) s’est étonné de ne pas voir l’économie réalisée par la fermeture de la crèche. «Si on ne l’avait pas fait, la dotation communale avoisinerait les 700.000 euros », a commenté le bourgmestre Michel Lemmens.
    Résultat du vote : le budget a été approuvé par 8 voix pour, 4 contre (Tous Ensemble) et 3 abstentions (Pour Nandrin). 
    A.G.
     
    « TE » SE REBIFFE
     
    En question d’actu, Benoît Ramelot (Tous Ensemble),a demandé s’il n’était pas temps de rappeler aux conseillers les règles déontologiques et d’éthique du règlement d’ordre intérieur.
    «M. Piotrowski (PN) a écrit sur internet que j’étais systématiquement absent au Conseil, m’a accusé d’un manque d’éthique et traité mes collègues d’ouailles.
    Tout cela est mensonger. »
    «J’en prends note. Je vais envoyer un nouveau courrier au Gouverneur et commissaire d’arrondissement », a répondu le mayeur.