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  • Un shop va ouvrir à la station-essence Mazout Prévot de Nandrin

    Installée depuis 40 ans à Nandrin, la station-service Mazout Prévot, située rue de Nandrin (en retrait de la route, en face d’Ehlen-Bourguignon), sera bientôt dotée d’un shop.

    Le démontage du bureau a commencé mais le gros des travaux aura lieu début août. « Nous disposons actuellement d’un bureau où les clients viennent payer leur plein ou leur facture, ce bureau est à l’intérieur d’un hangar où nous stockons le pellet, les huiles et le charbon. Nous allons construire un nouvel hangar à côté de l’ancien car nous sommes actuellement à l’étroit. Un shop va être créé dans l’ancien hangar, il chevauchera les deux bâtiments », indique Frédéric Kesch, comptable chez Mazout Prévot.

    Le magasin proposera quelques boissons, aliments et cigarettes « pour dé- panner notre clientèle d’habitués ».

    Les pompes resteront accessibles le temps du chantier, un container bureau sera installé pour abriter l’informatique des pompes.

    Le shop devrait ouvrir ses portes en octobre ou en novembre. La station-service (avec shop) de Clavier, déjà rénovée, et les bureaux de Tinlot ne font, eux, pas l’objet de travaux.

     A.G.

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  • Elle nous manque toujours autant, même dix ans après », glissent les parents d’Anne-Marie Prévot,

    58.JPG«Elle nous manque toujours autant,même dix ans après », glissent les parents d’Anne-Marie Prévot, agricultrice nandrinoise abattue de trois coups de fusil par son mari,

    Benoît Baltus, le 11 mars 2003.

     Ce couple de fermiers retraités tinlotois cache difficilement son chagrin.

    «Il ne se passe pas un jour sans que nous ne pensions à elle. 

    Cet assassinat a brisé notre vie. 

    Notre fils Arthur a mis cinq ans à remettre le nez dehors. 

    Nous-mêmes n’osons pas trop sortir dans le village, on se sent coupables alors que nous n’avons rien fait. 

    J’ai l’impression d’être en prison », souffle Henri Prévot, 80 ans, le père d’Anne-Marie et ancien bourgmestre de Tinlot.

    «J’ai mis cinq ans à pouvoir sortir de chez moi.

     Puis j’ai rencontré ma compagne et mes deux petits enfants apportent du soleil dans ma vie », confie Arthur, le frère d’Anne-Marie, lui aussi agriculteur.

    La demande de libération de Benoît Baltus, condamné à trente ans de prison pour assassinat (meurtre avec préméditation NDLR) qu’il purge actuellement à

    Andenne, la famille Prévot l’accepte.

    «Marc Dutroux a bien demandé la même chose. 

    Michelle Martin est sortie. 

    Pourquoi pas Baltus ? Au tiers de la peine, c’est légal.

    On espère juste qu’il ne pourra pas venir dans le coin. 

    L’une de ses soeurs habite près de chez nous et on ne tient pas du tout à le croiser ! », lance Maggy Prévot, la mère.

    Mais ce qu’elle ne peut accepter, c’est d’être laissée dans l’ignorance.

    «La justice ne nous a pas prévenus.

    En fait, c’est La Meuse qui nous a appris que Baltus demandait un bracelet électronique! 

    Ça m’a fait un choc mais je suis content que vous l’ayez fait. 

    Sans ça, on ne savait rien. Encore une fois. »

    Au-delà du choc de perdre une fille, Maggy et Henri souffrent de ne pas entretenir plus de contacts avec leurs petits-enfants. 

    Anne-Marie Prévot et Benoît Baltus ont effectivement eu trois enfants, placés chez les soeurs Baltus après le drame. 

    «Deux d’entre eux sont majeurs aujourd’hui.

     Du vivant de ma fille, on ne les voyait déjà pas beaucoup car Baltus ne nous les laissait pas et ma fille devait travailler seule à la ferme pendant qu’il allait se balader.

    Mais après la mort d’Anne-Marie, toute la famille Baltus s’est liguée contre nous. 

    On a dû aller en justice pour obtenir le droit de voir les enfants une fois par mois. » 

    Aricle de ANNICK GOVAERS dans le journal La Meuse H-W du 26 janvier 2013

    ANNE-MARIE « Trop gentille »

    Quel était le caractère d’Anne-Marie ?
    «Joviale, toujours de bonne humeur,gentille avec ses petits et toujours à couvrir son mari. 
    Elle ne nous a jamais parlé de problèmes, on n’a su que plus tard que Baltus avait une maîtresse », répondent ses parents.
    Arthur, son frère, est plus catégorique : «Elle était trop bonne. 
    Mais c’est parce qu’elle était folle amoureuse de Baltus. »
    Jamais les Prévot n’appellent Benoît Baltus par son prénom. «Pas après ce qu’il a fait. »