nandrin :l’ancien-directeur du cpas introduit un recours

  • Nandrin :L’ancien-directeur du CPAS introduit un recours

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    Sa nomination annulée, Denis Morrier contre-attaque

    Nouveau rebondissement au CPAS de Nandrin. Fin avril, Denis Morrier avait perdu son poste de directeur général du CPAS. 
    Le Conseil de l’action sociale avait en effet décidé de retirer, dix mois plus tard, la délibération le nommant, suite à un recours lancé au Conseil d’État par une autre candidate. 
    Denis Morrier a décidé d’introduire lui-même un recours contre cette décision.
     
    Suite et non fin de l’affaire autour de la nomination du directeur du CPAS.
    Après le recours introduit au Conseil d’Etat par Laurence Leclercq, une candidate au poste s’estimant lésée, le retrait de la délibération nommant Denis Morrier par le Conseil du CPAS fin avril dernier, l’ancien directeur a décidé de défendre ses droits.
    «Deux recours ont été introduits auprès du Gouverneur fin mai. 
    Un en mon nom propre, l’autre par la Fédération des directeurs généraux des CPAS », annonce Denis Morrier. 
    Le Liégeois et son support estiment que la décision du CPAS de « nier » son existence est illégale. 
    «Aucun fait nouveau ne permettait de prendre cette décision à ce moment- là. 
    S’ils considéraient que je n’avais pas les titres requis, ils auraient peut-être dû retirer la délibération lorsque le CPAS a reçu le recours de l’autre candidate.
    Et pas attendre des mois ainsi. »
    L’ancien directeur regrette aussi l’attitude du CPAS à son égard. 
    «On ne m’a jamais contacté pour négocier quoi que ce soit.
     Je n’ai plus de nouvelle de Nandrin depuis mon dernier jour de travail, le 30 avril dernier.
    Mais, surtout, il n’y a eu aucune humanité dans cette décision.
    J’ai d’ailleurs appris que j’allais perdre mon job par la bande (quelqu’un d’extérieur au CPAS) ! 
    Ce n’est qu’en contactant les autorités moi même qu’on m’a expliqué ce qui allait se passer.
    » Denis Morrier fustige le fonctionnement du CPAS.
     « Ça s’est vraiment passé à la rif raf rouf. De manière générale au CPAS, on ne prend pas en compte les agents. 
    Quand j’étais directeur d’une entreprise d’insertion, jamais je ne me serais permis de licencier quelqu’un de cette manière.
    La moindre des choses est de discuter avec la personne, pour ne pas qu’elle apprenne la nouvelle par ailleurs. 
    Il suffit d’un peu de courage », lâche-t-il.
    Qu’espère-t-il exactement ?
    «J’ai fait un recours pour acter l’erreur administrative du CPAS.
    Retrouver mon poste ? 
    On verra bien, c’est au Gouverneur d’examiner l’affaire.
     S’il va dans notre sens, des difficultés administratives se poseront : les décisions prises après mon départ seront soumises à interprétation de leur légalité. »
    Du côté de la présidente du CPAS, Béatrice Zucca, et du bourgmestre, Michel Lemmens, on ne fait aucun commentaire.
    «Le dossier est entre les mains de notre avocat. » 
     
     
    Article de ANNICK GOVAERS dans le journal La Meuse du 14 juin 2014