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  • L’arrivée des gros bobos les urgences prises d'assaut

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    La chaleur et le soleil ont signé l’arrivée des gros bobos

    Ce week-end, le thermomètre a dépassé les 30 degrés. Petits et grands ont profité du soleil… Signe d’une sérieuse hausse de la charge de travail du personnel médical ! Aux urgences, les admissions ont été plus importantes ces derniers jours.

    « Nous avons connu 7 % d’admissions supplémentaires ce week-end par rapport aux précédents. Les gens font davantage d’activités extérieures et sont moins attentifs », explique Lucien Bodson, chef des Urgences du CHU de Liège.

    « Les admissions étaient majoritairement liées à des piqûres d’insectes et à des brûlures suite à un contact avec un barbecue. Il a aussi eu beaucoup d’interventions pour des chutes, à vélo par exemple.

    Les insolations étaient par contre faibles, six ou sept cas. » Du côté du groupe hospitalier Chirec, on a remarqué ce dimanche une augmentation du nombre de patients qui se sont blessés en effectuant une balade à moto ou des travaux dans leur habitation.

    LA DÉSHYDRATATION GUETTE

    Pour le personnel médical, le pire est peut-être à venir. Les personnes déshydratées vont seulement arriver dans les hô- pitaux. « Il y a généralement 5 à 10 % d’admissions en plus entre les 48 heures et 72 heures après la vague de chaleur. C’est à cet instant que les premiers signes de déshydratation sont ressentis », continue Lucien Bodson.

    « Les patients touchés seront surtout les enfants et les seniors. Je conseille de boire beaucoup d’eau ces prochains jours, au minimum 2 litres. Rappelons aussi que l’alcool n’hydrate pas ».

    Dans les maisons de repos, c’est aussi le branle-bas de combat.

    Tout est fait pour que nos aînés vivent au mieux le changement de température. Pour l’instant, quelques petits malaises vagaux ont été recensés. « Comme dans tous les homes, nous avons lancé un plan canicule. Nous avons fourni des ventilateurs et nous organisons une surveillance plus importante.

    Nous leur distribuons beaucoup d’eau », affirme une infirmière de la Résidence Bon Pasteur à Mons. Au niveau des pharmacies, tout le monde veut un remède miracle contre les piqûres d’insectes et les coups de soleil. « J’ai reçu ce lundi une quarantaine de clients qui désiraient une crème pour calmer leurs coups de soleil et une vingtaine d’autres pour des piqûres. C’est ainsi depuis une semaine, c’est pour moi du jamais vu ! », s’étonne Sandrine, une pharmacienne de la région du Centre.

    LES POMPES FUNÈBRES PRÊTES

    Les pompes funèbres ne ressentent pas encore les effets de la chaleur.

    « C’est beaucoup trop tôt. C’est généralement une semaine après les journées où le thermomètre affiche plus de 30 degrés que nous avons une vague d’appels », nous explique-t-on aux Funérailles Devoegelaer à Bruxelles.

    Dès ce mardi, les températures vont redevenir plus vivables. Elles redescendront sous la barre des 25 degrés. 

    ALISON VL

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  • Nandrinois la grippe quand faut-il aller à l’hôpital ?

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    1856886690.9.jpgLes petits enfants et les seniors sont les plus à risques de voir leur santé pâtir rapidement d’une « simple » grippe.

    « Notre service de Gériatrie accueille en période hivernale un certain nombre de personnes âgées déjà fragilisées par toute une série de maladies chroniques (diabète, cardiopathie ischémique, bronchite chronique, séquelles d’AVC…) et présentant des complications liées à la grippe.

    Bien souvent, il s’agit de bronchopneumonies bactériennes qui nécessitent une antibiothérapie généralement administrée sous forme de perfusion les premiers jours (le patient étant souvent affaibli, il a des difficultés à ingérer les médicaments sous forme orale), de la kiné respiratoire intensive, des soins de nursing et même une oxygénothérapie », précise Nathalie Lambert.

    Comment savoir qu’une grippe n’est plus « normale » et qu’il vaut mieux se rendre à l’hôpital ? Le médecin généraliste est bien sûr en première ligne. Les critères d’hospitalisation sont, chez les tout-petits, des signes de déshydratation et/ou de détresse respiratoire (apnées, battements des ailes du nez), le refus ou des difficultés à s’alimenter, voire des troubles de la vigilance.

    Chez l’adulte, des difficultés respiratoires majeures, une fièvre qui ne cède pas aux médicaments antipyrétiques, le cœur qui s’emballe, de la confusion et des vertiges ou une tension qui chute doivent aussi alerter.

     

    Source Sudinfo 

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