fronde générale contre le plan éolien de philippe henry

  • Fronde générale contre le plan éolien de Philippe Henry

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    45 communes ont déjà répondu « non » à la cartographie proposée !

    Dans les conseils communaux, l’éolien est devenu LE débat. 
    Logique : les communes ont jusqu’au 30 novembre pour remettre un avis sur la proposition de cartographie permettant le développement de l’éolien en Wallonie.
     
    Coincés dans le bourbier de l’éolien, les ministres wallons Ecolo Philippe Henry et Jean-Marc Nollet parviendront-ils à s’en sortir ?
    La question mérite d’être posée.
    Ce jeudi, le Gouvernement a reporté en 1re lecture l’adoption de l’avant-projet de décret permettant l’application du nouveau cadre pour l’implantation future d’éoliennes. 
    Pire : chaque jour, durant ce mois de novembre, des conseils communaux ont émis des avis critiques voire défavorables à la cartographie proposée pour l’implantation de nouvelles éoliennes. 
    Après un rapide tour non exhaustif dans nos archives, on a dénombré près de 45 communes…
    dont certaines sont celles d’autres ministres de l’Olivier comme Perwez (Antoine), Dour (Di Antonio) ou Thuin (Furlan), qui ont véritablement lâché leurs partenaires verts !
     À Tournai, fief de Rudy Demotte, si l’avis est plus nuancé, il remet aussi en question la cartographie proposée.
    PLAN ÉOLIEN : DE QUOI PARLE-T-ON ?
    Pour y voir clair, il faut savoir d’abord savoir de quoi on parle.
     Il y a premièrement le cadre éolien.
    Adopté en février 2013, il a été modifié le 11 juillet, après consultation des communes.
     Il s’agit d’un cadre de référence qui permet de fixer les conditions pour implémenter les éoliennes. 
    Le Gouvernement a également adopté provisoirement une carte de référence.
    Découpée en 30 lots, cette carte traduit le cadre éolien et permet de voir les terrains où l’on peut construire des éoliennes. Objectif : la production de 3.800 GWh en 2020. 
    Mais avant de procéder à l’adoption définitive de cette carte et ainsi des zones susceptibles d’accueillir des projets, il fallait une enquête publique. 
    Et c’est là qu’on retrouve la fronde générale.
    Car sur le terrain, nombreuses sont les associations qui ont mis à l’index ce document. Parmi celles ci, il y a « Vent de raison ». Présidée par Patrick d’Oultremont, elle fédère des citoyens qui n’ont parfois rien contre l’éolien, mais qui ne veulent pas d’un pareil mât dans
    leur jardin. «Certains se rendent compte qu’ils vont se retrouver avec une installation massive aux conséquences inconnues », explique le président de l’association, qui comporte désormais et, selon lui, entre 65 et 70 comités locaux.
    «Outre les enjeux locaux, le problème est bien plus large.
     Il réside dans le projet industriel qui est en train d’être mis en place. 
    Il ne repose pas sur des fondements techniques économiques et environnementaux qui soient à l’analyse d’une épreuve sérieuse.
    »
    Du côté du ministre Philippe Henry on nuance les oppositions.
    «Ce qui est demandé », explique son porte-parole. «Il s’agit de savoir si « oui » ou « non » la cartographie répond aux réalités du terrain.
    Il faut distinguer donc cela d’un référendum anti-éolien.
     On épluche les avis commune par commune.
    Il y en a de très pertinents.
    D’autres sont dogmatiques. Il faut aussi rappeler que la cartographie est là pour protéger les citoyens.
     Ce projet demande du courage politique.
    Rappelons d’ailleurs que ce sont des choix faits par l’ensemble du gouvernement qui concernent, selon Agoria, un potentiel de 10.000 emplois ! » 
    Article de GUILLAUME BARKHUYSEN pour le journal La Meuse du 29 novembre 2013