françois meurisse

  • Les amis d'Antoine Demoitié sont en deuil

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    Nandrin pleure un de ses enfants.

    Le cycliste professionnel Antoine Demoitié (25 ans) a perdu la vie suite à une chute, dimanche, lors de la course Gand-Wevelgem.

    Il laisse derrière lui Astrid, son épouse, ses parents, trois frères et sœurs et de nombreux amis.

    Parmi les compagnons de route de toujours, il y a François Meurisse et Jérôme Demarteau, deux amis d'enfance, de son village, avec lesquels il a partagé de longues heures de selle lors de ses sorties d'entraînement sur les routes du Condroz qu'il appréciait tant.

    « Sa joie de vivre et son insouciance ont forgé d'inoubliables souvenirs », s'accorde à dire les deux potes.

    « J'étais un an plus jeune qu'Antoine, mais nous nous voyions presque chaque jour, à l'entraînement », continue Meurisse, lui aussi Nandrinois et ancien coéquipier à l'UC Seraing.

    «Comme ses parents avaient un mobilhome, nous partions régulièrement ensemble sur les courses. Lors des stages collectifs, nous partagions la même chambre.

    Et pendant l'hiver, nous nous aventurions avec son papa dans les bois, en VTT. Je me souviens de centaines d'anecdotes avec Antoine.

    Ainsi, en pleine canicule, nous sommes passés devant un étang. Ni une ni deux, Antoine a enlevé son casque, ses chaussures et a plongé, poursuivant les canards à la nage. Outre sa gentillesse et son sourire, je retiendrai éternellement son caractère aventurier, insouciant. »

    Car si François, 24 ans, a délaissé le cyclisme pour décrocher son diplôme universitaire en kinésithérapie, il a toujours conservé de forts liens avec son meilleur pote.

    « Grâce aux réseaux sociaux, à snapchat, … », sourit-il.

    « Et parfois, nous partions encore pour quelques kilomètres ensemble sur les routes.

    On habitait chacun d'un côté de la route du Condroz, et on se donnait toujours rendez-vous au même endroit, à l'Intermarché, à 17 heures.

    J'y suis retourné aujourd'hui(lisez hier) et je suis tombé en pleurs en me rendant compte que tout ça, c'était fini. »

    Même émotion du côté de Jérôme Demarteau, son ancien équipier au Pesant, en 2010. « Antoine m'a appris à rouler à vélo, m'a donné goût à la compétition », témoigne le natif de Nandrin, désormais installé à Marchin.

    « Travaillant comme étudiant dans l'entreprise de son papa, j'ai sympathisé avec Antoine. Il m'a convaincu de me lancer en compétition, et a fait de ma présence une condition à son transfert au Pesant.

    Avec Antoine, c'était impossible de se disputer, il avait toujours la banane. Je ne peux toujours pas y croire... »

    Article  de - MAXIME SEGERS source Sudpresse 

    Retrouvez d’autres témoignages dans la Meuse Huy-Waremme de ce mardi 29 mars.