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  • 10 chômeurs exclus d'ici fin d'année à Nandrin

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    La mesure Di Rupo limitant les allocations d’insertion à trois ans a déjà fait 19.271 victimes en Wallonie l’an passé, selon les chiffres que dévoile Thierry Bodson à Sudpresse.

    On sera à entre 30.000 et 35.000 fin de l’année. Pire encore : une étude de la FGTB wallonne qu’il préside prouve que les communes les plus pauvres sont aussi les plus impactées. M. Bodson exige donc le retrait de cette disposition, mais aussi « la fin de l’acharnement contre les gens avec ces mesures socialement odieuses »

    « J’aurais franchement préféré avoir tort », ramasse d’emblée Thierry Bodson dans l’entretien qu’il nous accorde.

    « Mais mes prévisions s’avèrent malheureusement exactes en termes de chômeurs exclus des allocations d’insertion ! ».

    De fait : selon les chiffres tout chaud émanant de l’Onem que le secrétaire général patron de la FGTB wallonne nous dévoile, 29.155 chômeurs ont été exclus du système en 2015. Dont 70% de Wallons. Et la même proportion de femmes…

    Leur tort ? N’avoir pas suffisamment travaillé - un an ou un an et demi, selon les cas - pour décrocher des allocations de chômage complètes. Or, leurs allocations d’insertion sont désormais limitées à trois ans. Après ?

    Direction le CPAS, sauf pour les cohabitants dont le conjoint travaille, qui n’ont plus droit à rien.

    Prise par le gouvernement Di Rupo début 2012, la mesure a commencé à faire ses premières victimes, en janvier 2015.

    « 29.155 chômeurs, dont 19.271 wallons, en ont fait les frais l’an passé ! », décortique M. Bodson.

    « D’ici fin décembre, il y en aura 15.000 à 20.000 de plus, dont de nouveau 70% de Wallons. Le sud du pays aura donc atteint entre 30 et 35.000 exclusions en deux ans, pour 50.000 dans l’ensemble du pays !

    Soit exactement ce que nous avions annoncé en tentant de faire modifier la mesure par le gouvernement précédent !… »

    • Christian Carpentier