elle va enfin pouvoir enterrer son chat

  • Elle va enfin pouvoir enterrer son chat

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    Chat villers.JPGMarguerite Maquet,une infirmière qui réside à Villers-le- Temple (Nandrin), est satisfaite.
    Le chasseur qui a tué son chat le  26 janvier 2009 a été condamné à lui verser des dommages et intérêts.
    Pour la perte de Mourzouk, ildevra lui donner 370€.
    Le chasseur a aussi été condamné à verser des indemnités de procédure,soit 1.460€.
    Avec ce jugement, qui ne tranche que sur le plan civil, Marguerite Maquet va enfin pourvoir tourner la page.
    Depuis près de trois ans, elle gardait son chat dans son congélateur.“
    Le vétérinaire me l’avaitconseillé, affirme la Nandrinoise.
    Mourzouk aurait pu ainsi servir de preuve”.
    Cela n’aura finalement pas été nécessaire et Mourzouk va enfin pouvoir être enterré...
    Depuis trois ans, Marguerite Maquet menait un véritable combat pour son chat.
    “Je l’avais recueilli avec trois autres chatons.
    je l’ai gardé pendant 6,5ans.
    Il avait appris à faire confiance aux humains, il était complètement domestiqué.
    C’est pour cette raison que cela m’attriste tellement qu’il ait été tué par un chasseur.
    Mourzouk faisait partie de ma famille ”, explique-t-elle.
    Le 26 janvier 2009, son chat a été tué sur un sentier communal, à 100 mètres de l’habitation de Marguerite.
    D’après Marguerite Maquet, le chasseur a changé plusieurs fois de version des faits: il aurait d’abord affirmé ne jamais avoir tiré sur un chat, ensuite il aurait prétendu avoir tiré par erreur sur ledit chat.
    “CRUEL ENVERS D’AUTRES ANIMAUX”
    La juge a estimé que le chat avait été tué lors d’une partie de chasse et qu’il avait été abattu comme le veut la loi, de la manière la plus sélective, la moins douloureuse et le plus rapidement possible.
     Elle a aussi estimé que le chat était “haret”, c’est-à-dire qu’il errait comme à l’état sauvage sur une propriété d’autrui (un terrain de chasse).
    Un argument qui n’a pas été suivi en appel.“Vu la proximité des habitations le prévenu ne pouvait pas estimer que le chat fut sauvage”
    souligne notamment le jugement.
    L’arrêt précise aussi que“Le prévenu ne peut se prévaloir d’un tir réflexe alors que tout chasseur doit avoir la maîtrise de son arme et ne tirer que sur du gibier dûment identifié ”.
    Marguerite Maquet est heureuse que la culpabilité du chasseur soit reconnue, même si l’action ne se déroulait pas sur le plan pénal “je n’avais plus la possibilité de faire appel à ce niveau-là ”dit-elle et que le chasseur n’écope d’aucune sanction( 
    hormis le paiement des dommages et intérêts).
    Elle ajoute: “Ce chasseur a été cruel envers d’autres animaux.
    Jusqu’à présent, en dépit d’autres plaintes, il n’avait jamais été inquiété.
    Là, il est puni. Le monde change. Tant mieux”. « Article de A.BT