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  • Diplôme obligatoire pour nos entraîneurs

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    arbitre.jpgUne nouvelle révolution qui ne fait pas que des heureux chez nos équipes provinciales.

     

    L’ACFF a-t-elle pour objectif d’étrangler financièrement les petits clubs de football? Voici une question que se posaient plusieurs dirigeants à l’issue de la réunion d’information organisée par la Royale Entente Sportive Verviétoise ce lundi du côté de Battice.

     

    La soixantaine de personnes dans l’assemblée avait répondu à une invitation par email au sein de laquelle on pouvait découvrir de nouvelles règles, décidées par l’ACFF (association des clubs francophones de football), à suivre impérativement sous peine de sanctions, à savoir des amendes mensuelles qui risquent de créer un trou dans la trésorerie des clubs! Concrètement, on apprenait que, pour les clubs de P1 et de P2, l’entraîneur principal devra être en possession d’un diplôme UEFA-B avec une licence valide à partir de la saison 20182019.

    De surcroît, pour les clubs de P3 et de P4, le coach de l’équipe fanion devra être en possession du Brevet C, au minimum, dès la saison prochaine!

    « Cela signifie qu’après l’installation d’un nouveau dispositif informatique et qu’après les nombreux dossiers à rentrer afin d’obtenir un label, nous allons maintenant devoir payer des cours d’entraîneur à nos coaches sous peine de devoir verser au moins 50 euros par mois d’amende.

    Nos dirigeants ont-ils conscience que nous sommes des bénévoles et que nous essayons simplement de pérenniser le futur de notre club de cœur?

    Avec de tels impératifs, l’avenir de plusieurs matricules est tout tracé: dans trois ans, plusieurs clubs auront disparu de la carte », énonçaient quatre secrétaires et correspondants qualifiés après avoir participé de manière très active au «jeu» des questions-réponses. Leur vision unilatérale ne reflète cependant qu’une partie de la réalité.

    Il est vrai que cette manière de procéder va mettre des bâtons dans les roues de tous les petits clubs de notre région. En outre, le timing est un peu brusque, surtout pour les pensionnaires de P3 et P4.

    Mais il est capital de redynamiser notre football régional.

    En Belgique, si la formation des jeunes n’est plus à démontrer, la post-formation pose souvent problème.

    On a parfois l’impression que certains joueurs perdent leur temps au sein de certaines équipes fanions. « Notre mission est d’offrir à tous les joueurs le droit d’être entraîné et éduqué par des personnes compétentes », précise Jean-Louis Losfeld, manager formation cadres et présentateur ce lundi soir dans la buvette de Battice. Pour l’ACFF, il s’agit même d’un devoir.

    «Le plan de réforme est accompagné d’obligations de l’ADEPS. Nous sommes en effet subsidiés par cet organe. En plus, nous avons un cahier des charges remis par l’UEFA à respecter. Ainsi, nous avons ajouté d’autres exigences.

    Toutes les équipes possédant au minimum le label avec une étoile seront entraînées par une personne qui aura suivi une formation spécifique (aspirant).

    Ils’agit d’ailleurs du tremplin vers ce fameux Brevet C. » Dans certains clubs, ce fameux Brevet C ne laisse pas indifférent. « Le droit d’inscription est de 315 euros. Nous aurions préféré investir cette somme dans un autre domaine. On nous en demande toujours plus », concluaient les dirigeants de Baelen et de Heusy.

    Article de YANNICK GOEBBELS Source Sudinfo.

    Des frais d’inscription et de nombreuses heures de cours .

     

    Les entraineurs de P3et P4 seront donc contraints de disposer du Brevet C la saison prochaine. Or, les cours n’ouvrent qu’au mois de septembre au sein de l’un des 15 centres en Wallonie!

    Il en existe actuellement trois dans notre région: Elsautoise, Sart-Tilman et Hamoir. Mais l’ACFF a l’intention d’en ouvrir trois par an dans les années à venir et d’informatiser ces cours. « Tout ça, c’est très bien. Mais comment est-ce possible d’obtenir un diplôme valable dès l’ouverture de la saison prochaine s’il est impossible de suivre ces cours à l’heure actuelle? »

    Cette question a été lancée par plusieurs dirigeants de clubs. Voici la réponse qui a été donnée: « Nous allons demander que la simple inscription au cours soit équivalente à la réussite de ces derniers » Une déclaration qui n’a pas satisfait tout le monde. Il faut dire que le taux de réussite en 2016 est de 63% en première session (19% d’ajournés et 18% d’abandons).

    « Par contre, le taux de réussite est de 90% après la deuxième session », précise Jean-Louis Losfeld. Sur un plan pratique, il faut savoir que le Brevet C, c’est 60 heures de cours et 315 euros d’inscription.

    L’UEFA-B, c’est 7 centres de cours (un centre au RFC Liège), 550 euros d’inscription et 405 heures de formation. Ànoter que le Brevet A va petit à petit disparaître. Quant à l’UEFA-B, il faudra recycler sa licence tous les trois ans en glanant au minimum quinze points.

    Article Y.G Source Sudinfo .

     

    «Diplôme ne signifie pas bon entraîneur» 

    Marc Liégeois (Crisnée). «Je possède le Brevet C et je trouve que ce n’est pas une mauvaise chose que d’obliger les entraîneurs à posséder un tel diplôme. On apprend pas mal de trucs durant les cours. Le problème, c’est que c’est fort axé sur les jeunes. Ce qui est sûr, c’est que beaucoup de coaches vont être embêtés par ce nouveau règlement.

    On en demande toujours plus et je ne sais pas si c’est bien pour le football amateur. Si on continue dans cette voie-là, il faudra bientôt plusieurs diplômes juste pour pouvoir entraîner en P3 ou P4. Au final, on se dirige de plus en plus vers un football professionnel .» >Olivier Godefroid (Stockay B). « Personnellement, je ne suis pas embêté, car je dispose du diplôme UEFA B. Je ne comprends pas trop l’intérêt de devoir disposer du Brevet C pour coacher des adultes alors que la formation est basée sur le travail avec les jeunes. Ça n’a sans doute qu’un but: faire rentrer de l’argent dans les caisses .»

    Mika Pasleau (Lensois). «Je ne trouve pas du tout normal de se voir obligé de passer des diplômes pour coacher en P4.

    Il faut encore avoir le temps d’aller suivre ces cours. Surtout qu’on nous force la main en nous prévenant au dernier moment. De plus, les diplômes ne garantissent pas que vous êtes un bon entraîneur. De toute façon, il y a toujours des parades.

    Un club peut très bien disposer d’un T2 qui possède le diplôme requis et le nommer T1 sur la feuille d’arbitre. Mais ce ne sera peut-être pas lui qui dirigera l’équipe. »

    Article de O.J. Source Sudinfo .

     

    Un diplome necessaire pour coacher.

    La nouvelle révolution que s’apprête à connaître le football provincial fait grincer les dents de nombreux dirigeants. Enfin, pour ceux qui sont au courant… Ce lundi, il a fallu une réunion d’information de la Royale Entente Sportive Verviétoise pour enfin en savoir davantage. Pour les clubs de P1 et de P2, l’ACFF demande au T1 d’être en possession d’un diplôme UEFA-B avec une licence valide à partir de la saison 2018-2019.

    De surcroît, pour les clubs de P3 et de P4, le T1 devra être en possession du Brevet C, au minimum, dès la saison prochaine.

    Or, les cours ne commencent qu’au mois de septembre! Évidemment, tout ceci est payant et prend du temps.

    Le Brevet C, c’est 60 heures de cours et 315 euros € d’inscription. L’UEFA-B, c’est 550 euros d’inscription et 405 heures de formation. De plus, pour ce dernier diplôme, il faudra recycler sa licence tous les trois ans.

    Voilà donc de nouvelles dépenses à réaliser pour des clubs dont certains sont en grande difficulté. « On veut nous étrangler financièrement », pestaient plusieurs dirigeants.

    Article YANNICK GOEBBELS Source Sudinfo