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  • Nandrinoise attention à la drogue du violeur

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    attention.pngLe GHB, surnommé la « drogue du violeur », circule de plus en plus en Belgique selon les dernières données révélées par la police fédérale.

    Pas moins de 585 dossiers ont été enregistrés au cours de l’année 2014, soit une évolution de 5 %. Un constat inquiétant pour SOS Viol qui accueille au quotidien de nombreuses victimes d’agressions sexuelles liées à ce produit aux conséquences perverses.

    585, c’est le nombre de procès-verbaux établis en matière de stupéfiants impliquant du GHB (acide gammahydroxybutyrique) comptabilisés en 2014 nous indique Tine Hollevoet, porte-parole de la police fédérale se référant aux faits repris dans la banque de données nationale générale des services de police.

    Cette drogue est fréquemment surnommée « drogue du violeur ».

    Inquiétant : la présence du GHB sur notre territoire a connu une progression de 5 % puisqu’il n’était question que de 555 cas en 2013.

    La majorité des infractions concernait la détention de ce produit (313 p.-v.). Venaient ensuite la vente du GHB (117 p.-v.) et sa fabrication (78 p.-v.).

    Pour cette dernière infraction, les services de police constatent que les faits ont doublé puisqu’ils n’en comptaient que 31 l’année précédente. La police enregistre également 59 cas liés à l’importation ou à l’exportation du stupéfiant, 8 affaires d’aide à la consommation ainsi que10 faits non définis.

    Tous les jours !

    L’usage du GHB inquiète les asbl, dont SOS Viol qui tire la sonnette d’alarme. «  Ce n’est pas un épiphénomène  », soutient Vincent Liesse, psychologue à SOS Viol.

    «  C’est courant, voire quotidien pour nous de prendre en charge des femmes qui pensent avoir été victimes d’une agression sexuelle mais qui n’en ont pas la certitude.

    Elles ont des sensations, des bribes de souvenirs…

    Il s’agit souvent de jeunes femmes mais on compte aussi des quadragénaires  », raconte Vincent Liesse, psychologue à SOS Viol évoquant les effets pervers de cette drogue.

    «  Utilisée à l’origine en psychiatrie, la substance a été détournée pour faciliter le viol.

    Il y a un effet désinhibiteur puisque la personne devient euphorique et prête à tout tenter.

    On parle aussi d’un effet hypnotique qui fait que la victime obéit plus facilement à son agresseur.

    Et puis il y a un effet amnésique. La prise de la substance entraîne un black-out et affecte la mémoire de celles et ceux qui en consomment.  »

     

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