des cimetières labellisés

  • Mais qu’est-ce donc qu’un cimetière nature ?des cimetières labellisés

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    labellisation du gouvernement est dite « nature ».

    Mais qu’est-ce donc qu’un cimetière nature ?

    « C’est inviter la nature à prendre place dans les cimetières de Wallonie. Les communes participent à la densification du maillage vert global, au développement du potentiel d’accueil de la vie sauvage, à la prise en compte de la biodiversité au cœur même de l’activité humaine, à la préservation de la santé des citoyens et au respect de l’environnement.

    Ces espaces gérés différemment offrent ainsi des zones et des plans d’eau nécessaires au développement d’espèces sauvages, et deviennent des lieux de recueillement et ressourcement permettant de recréer un contact serein homme-nature », explique-ton chez René Collin (cdH), ministre de la Nature.

    « Cette démarche s’inscrit aussi dans le plan wallon de réduction des pesticides qui aura pour défi de limiter l’utilisation de produits phytopharmaceutiques sur le territoire communal. C’est une manière d’accompagner les communes dans l’interdiction de l’utilisation notamment du glyphosate. »

    « La réflexion se porte à la fois sur la biodiversité et sur le tourisme », explique le porte-parole de M. Collin.

    « Le tourisme parce que les cimetières sont aussi des lieux de visite. Pour voir la tombe de célébrités, ou simplement parce que l’endroit est beau. » Les communes s’engagent via une charte, mais aussi (et surtout), par des réalisations concrètes.

    DU MIEL SUR LES TOMBES

    En voici quelques exemples : remplacement des haies de résineux autres que l’if par des haies vives d’espèces indigènes, installation de murs et toitures végétalisés, idem pour les parkings, infrastructures d’accueil pour les espèces sauvages, information sur l’utilisation de l’eau…

    Les communes sont également invitées à proposer des visites de leurs cimetières, comme ça se fait à Beauvechain, « afin de faire découvrir la biodiversité présente aux citoyens ».

    L’information des habitants et des visiteurs est d’ailleurs au cœur du projet, démarré en 2015.

    Dans leur communication aux habitants, les communes proposent par exemple une sélection de plantes mellifères pour fleurir les tombes.

    Concernant les déchets, des conteneurs sélectifs sont mis à la disposition des gens. Il existe divers niveaux de labellisation : 1, 2 et 3.

    Ils sont déterminés sur une grille d’évaluation, avec de nombreux critères.

    Prenons un exemple en matière de biodiversité. Si une infrastructure d’accueil des espèces sauvages est installée (hôtel à insectes, nichoir, dortoir pour chauves-souris…), on est au niveau 1.

    Si aucune intervention sur les lieux de nidification n’est opérée durant les périodes de nidification, on est au niveau 2.

    Si au moins deux infrastructures pour espèces sauvages sont installées : niveau 3. Et puis il y a des bonus si la commune en fait encore plus.

    Ces labellisations ne donnent lieu à aucun subside. C’est une reconnaissance. Le nombre de communes qui sollicitent le label montre assez bien l’intérêt de ce projet. -

     

    Article de B. JACQUEMART, AVEC F.J. L

    Source Sudinfo Clic ici